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Débat autour de la politique agricole française

Saint-Brieuc était la dernière étape des 11 débats publics ImPACtons organisés aux 4 coins de la France. Avec l’originalité de convier la société dans son ensemble à échanger autour d’une table sur différents thèmes qui orientront les aides de la future Pac.

La commission nationale du débat public (CNDP) a fait escale à Saint-Brieuc (22) mercredi 28 octobre dans le cadre du débat public sur l’agriculture et plus précisément sur la politique agricole commune. « Nous avons organisé ce type de débat public dans toutes les régions et Saint-Brieuc vient clôturer notre tour de France », introduit Ilaria Casillo, présidente de la CNDP. Le débat public nommé ImPACtons ! concerne la politique française. C’est la 1re fois que ce sujet est ouvert aux citoyens. La politique agricole a fait l’objet de nombreuses concertations entre le Gouvernement et les parties prenantes mais jamais avec la société dans son ensemble. « Dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune, la France, comme chaque État membre de l’UE doit élaborer un plan stratégique national (PSN) définissant un diagnostic de sa politique agricole, ses priorités et la manière dont il compte distribuer les aides de la Pac. Ces plans seront négociés avec la commission européenne pour obtenir leur validation. Ils serviront plus tard de base d’évaluation des résultats obtenus par la Pac. Le PSN va nous donner une petite marge de manœuvre sur la redistribution des aides européennes », décrit Ilaria Casillo.

Trois grands thèmes abordés à Saint-Brieuc

Lors de la soirée, les participants ont débattu autour de 3 grands thèmes avec un seul thème abordé par table de 6 personnes : propositions sur le volet autonomie fourragère/protéines végétales ; bien-être animal ; propositions sur les impacts des pratiques d’élevage sur l’environnement. Au bout d’une heure d’échanges un représentant de chaque table a restitué les propositions et synthétisé les échanges. Le maintien des Maec pour gagner en autonomie fourragère , outil qui a particulièrement bien fonctionné en Bretagne, est revenu très souvent. Selon certains, un soutien à la recherche et au développement de cultures riches en protéines permettrait de réduire les importations de soja. Le sujet des farines animales utilisées encore dans certains pays notamment pour l’alimentation des volailles est aussi revenu sur le tapis. Concernant le bien-être animal, ont été évoquées les aides à l’investissement pour améliorer le bien-être en bâtiment d’élevage. Un agriculteur a rappelé qu’il ne faut pas avoir plus de normes en France que ce qui est exigé par l’UE.

Les agriculteurs en nombre au débat
Une centaine de personnes étaient présentes le soir du 28 octobre pour débattre. Un petit sondage à main levée a montré que les agriculteurs étaient très bien représentés dans la grande salle de Robien. Les participants étaient répartis dans la salle sur des tables de 6 personnes.
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