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EGalim : les syndicats minoritaires restent sur leur faim

À la suite de la nouvelle lecture du projet de loi Agriculture et Alimentation, Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, dénonce, dans un communiqué de presse du 17 septembre, « une loi qui n’aura pas plus d’effet sur le revenu des agriculteurs que la charte signée l’an dernier. » Le syndicat demande la mise en place d’un prix plancher et regrette que le projet de loi ne présente aucune avancée quant aux méthodes de détermination du prix basée sur le coût de production. Pour la CR, « il est impossible d’assurer la rentabilité suffisante de ce métier si le coût de production ne représente pas au minimum le prix plancher en deçà duquel l’acheteur ne peut descendre ». De son côté, la Confédération paysanne regrette, dans un communiqué, de devoir «faire avec une loi sans goût ni saveur qui ne pose pas les bases d’un revenu paysan». Pour la Conf’, ce texte manifeste un «désengagement de l’État (…) dramatique». Le syndicat estime que «la responsabilisation attendue des différents acteurs est un mirage auquel nous ne croyons plus tant la discussion interprofessionnelle est tronquée par le déséquilibre des forces en présence». La Conf’ constate par ailleurs que «chaque acteur économique commence déjà à mettre sur pied sa propre segmentation en oubliant bien vite le collectif interprofessionnel ».

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