En brefEnergies et environnement

Glyphosate : “Dans trois ans, 95% des cas auront trouvé une alternative” – N. Hulot

« Je vous fiche mon billet que dans trois ans, dans au moins 90 voire 95 % des cas, on aura trouvé une alternative », assure Nicolas Hulot aux journalistes venus l’interroger sur le glyphosate, le 20 juin. Le ministre de la Transition écologique, en déplacement en Bretagne avec Emmanuel Macron, confie qu’un agriculteur conventionnel l’a interpellé dans la matinée pour lui spécifier que depuis quinze ans, il se passe de glyphosate. « Ça n’est pas une règle d’or qui peut s’appliquer à tous les modes de production, ni à toutes les zones géographiques, admet Nicolas Hulot. Il faut regarder au cas par cas. » Mais pour le ministre convaincu par ses chiffres, s’il reste 5 % d’impasses, c’est déjà une « avancée ».

Les députés lancent une mission sur le suivi de la sortie de la molécule
Le bureau de la commission du développement durable et celui des affaires économiques ont annoncé le 20 juin à l’Assemblée nationale la création d’une mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate. Il se compose de 18 membres. Alors que de la commission du développement durable s’est réunie le matin même dans le cadre de la présentation du rapport sur la mission d’application de la loi biodiversité, sa présidente Barbara Pompili a annoncé l’envoi d’un appel à candidature auprès des groupes politiques. “Je souhaite qu’au delà de la “transcomission”, les différentes sensibilités sur ce sujet soit représentées”, a souligné Roland Lescure, président de la commission des affaires économiques.

Inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution française

Nicolas Hulot a déclaré vouloir inscrire la protection de l’environnement à l’article 1 de la Constitution française. Cet article stipule que la France est une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». En avril, Édouard Philippe avait promis que « le projet de loi constitutionnel inscrirait l’impératif de lutte contre le changement climatique à l’article 34 (de la Constitution, ndlr), qui définit le domaine de la loi ». Passer de l’article 34 à l’article 1 serait pour le ministre de la Transition écologique une victoire. Reste à savoir comment sera formulée cette introduction car cela « pose un problème juridique », et reste à laisser l’Assemblée nationale et le Sénat « exprimer leurs prérogatives ».

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