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L’agriculture, 1re sécurité du pays avec l’armée

Le Docteur Recchia, intervenant àl’assemblée générale de la FDSEA 56, a rappelé aux agriculteurs que la première sécurité du pays avec l’armée est de pouvoir nourrir le peuple sans dépendre d’une autre nation. Une phrase choc qui prouve que le pays a besoin d’une agriculture forte.

« Il faut que le consommateur se rende compte que sans paysans, il n’y a pas de pays. Nous créons de la richesse sur notre territoire sans rémunération à hauteur de notre travail. Les États généraux de l’alimentation nous ont apporté plus d’espoirs que de concret. Mais cela a eu au moins le mérite de mettre tout le monde autour de la table », lance Frank Guéhennec, président de la FDSEA 56, lors de l’assemblée générale du syndicat, le 16 février, à Ploërmel. Cette année, les responsables de la FDSEA ont invité un intervenant d’envergure en la personne du Docteur Christian Recchia pour remettre en perspective l’agriculture, l’alimentation et la santé. « Face à l’agri-bashing, il est important de remettre les bons enjeux sur la table », insiste Frank Guéhennec.

Les produits agricoles répondent aux besoins de l’humain

Pour Christian Recchia, spécialiste de l’alimentation et de la santé qui intervient tous les samedis matin dans une chronique sur RMC : « La première sécurité du pays avec l’armée est de pouvoir nourrir le peuple sans dépendre d’une autre nation. Voilà pourquoi les problématiques agricoles doivent être entendues par les politiques. » Il estime que les agriculteurs travaillent pour que leurs produits agricoles répondent le plus possible aux besoins physiologiques de l’humain. Une bonne façon de satisfaire notre bon équilibre alimentaire. « Les médecins qui revendiquent certains régimes sont fallacieux et devraient être interdits d’exercer. Je pense par exemple au régime Dukan qui est loin d’assurer un bon équilibre alimentaire. Par contre cette « méthode » permet de générer 15 millions de chiffre d’affaires par an », met en garde le docteur.

Devenir le patron, le marchand et le communicant

La profession agricole doit être transparente dans chaque filière. Le consommateur est capable de comprendre que sur une culture et face à une problématique précise un traitement phytosanitaire s’impose. « Il faut juste lui expliquer que la bonne dose est mise au bon endroit et au bon moment. » Pour les animaux, au même titre que pour les hommes, si une maladie est détectée un traitement antibiotique est la meilleure solution pour répondre à certaines pathologies. C’est une question de bien-être animal. « Cette communication, vos coopératives ne le font pas. Vous devez devenir le patron, le marchand et le communicant », déclare-t-il. Il enchaîne : « Les éleveurs ont des ennemis qui sont souvent des mondains, des bobos, des vegans, des pervers polymorphes qui se trouvent souvent dans les médias parisiens. Un coup porté à votre profession par la télévision parisienne peut coûter des millions à votre filière. »

Créer une structure de communication
Christian Recchia conseille aux agriculteurs de construire une structure de communication pour montrer et prouver que les productions agricoles françaises sont de haute qualité et qu’elles répondent aux besoins nutritionnels de l’être humain. Cette structure doit être en mesure de répondre par des arguments irréfutables lorsqu’une production est attaquée par les médias. « Vous devez être fiers, le monde agricole a autant évolué que le monde médical au niveau technologique et aucune autre profession ne peut en dire autant », conclut-t-il.
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