Fort impact de la Pac en 2015

pac-viande-bovine - Illustration Fort impact de la Pac en 2015

La nouvelle Pac n’arrange pas les comptes de l’élevage bovin viande en 2015. La situation s’améliorera pour certains types d’élevages, à mesure que la réforme avancera, analyse l’Institut de l’élevage.

Le niveau historique de génisses primées va créer d’importantes disparités puisque le calcul des plafonds d’animaux primables au titre de la nouvelle « aide vache allaitante » a changé. Il prendra désormais pour référence l’année 2013 et exclura les génisses.

Par conséquent, les exploitations primant habituellement un niveau important de génisses (l’ancienne mouture permettait de primer jusqu’à 40 % de génisses) vont voir leur niveau de soutiens couplés diminuer, prévoit l’Institut de l’élevage. Par exemple, un système naisseur polyculteur en race Blonde d’Aquitaine, qui primait 20 % de génisses (12 génisses sur 59 droits) devrait voir son montant d’aides couplées diminuer d’environ 1 000 euros, tandis qu’un système naisseur spécialisé Charolais (90 vaches allaitantes pour 86 droits) verra son montant augmenter de 1 200 euros.

Aide vache allaitante

Les nouvelles modalités pour les aides à la vache allaitante à partir de 2015 sont les suivantes :

  • Montant de l’aide par vache
    – 187 € de la 1re à la 50e
    – 140 € de la 51e à la 99e
    – 75 € environ de la 100e  vache à la 139e.
  • Plancher : 10 vaches présentes.
  • Pourcentage de génisses admises :
 25 % pour les nouveaux producteurs uniquement, pendant 3 ans.
  • Base d’attribution des droits : cheptel 2013.
  • Productivité mini : 0,8 veau/VA sur 15 mois.

La convergence pénalise les intensifs

Concernant les aides découplées, leur convergence sur la période 2015-2019 pénalisera les systèmes naisseurs ou engraisseurs, dont le niveau de droits à paiement unique (DPU) était généralement élevé grâce à l’activité d’engraissement. À titre d’exemple pour 2015, l’Institut de l’élevage indique qu’un système naisseur engraisseur limousin verra ses aides découplées diminuer de 1 800 € par unité de main-d’œuvre (UMO), et qu’un système polyculteur engraisseur de plaine perdra 5 700 €/UMO. En 2019, après trois années de convergence, il perdra plus de 10 000 €/UMO. Toutefois, notent les analystes, l’impact aurait été plus fort sans la politique de sur-dotation aux 52 premiers hectares, favorable à ces exploitations intensives souvent de petite taille.

Enfin, note l’Institut de l’élevage, la revalorisation de l’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) devrait atténuer les effets de la convergence à la baisse pour les systèmes les plus intensifs des zones défavorisées simples qui n’avaient pas contractualisé de Prime à l’herbe (PHAE).


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