Côtes d'ArmorProductions Agricoles

Le Coco de Paimpol se concentre sur la qualité

La saison de récolte a démarré précocement cette année vers le 20 juin.

Le haricot récolté frais vendu en AOC de la région Paimpolaise est récolté en ce moment. Ce ne sont pas moins de 6 à 8 000 tonnes qui seront amenées dans les stations de conditionnement. « Le printemps 2014 aura été favorable à des semis en bonnes conditions, car il n’y a pas eu de gelée tardive préjudiciable pour la culture. C’est une année précoce, les premières récoltes ont eu lieu fin juin alors que nous sommes habitués à démarrer en juillet », note Gérard Le Meur, président du syndicat de défense du coco de Paimpol.

Météo idéale

Avec des semis réalisés dans bonnes conditions, l’année est plutôt clémente pour la plante, du moins pour l’instant : « Les pluies de fin juin à début juillet ont été très bénéfiques pour la culture par rapport à 2013 ou nous avions connu un été très sec qui avait surtout pénalisé les parcelles du Goëlo. Les périodes longues et sèches favorisent le développement du rhizoctone sur les racines et réduisent les rendements comme une peau de chagrin, malgré une rotation de 4 ans qui est sensée casser le cycle des différentes maladies telles que le sclérotinia, le botrytis et le rhizoctone »

Qualité avant tout

Tous les acteurs de la filière souhaitent garantir une qualité irréprochable au consommateur. Plusieurs actions sont d’ailleurs mises en place, notamment la pose d’une étiquette par chaque plumeur dans son bac de récolte : « Le but n’est pas de sanctionner la personne qui récolte, mais au contraire de repérer les mauvaises habitudes. Chaque plumeur a sa façon de travailler et le produit, fragile, a besoin d’une méthode de récolte très soignée. »

Nouveaux débouchés

L’UCPT, par le biais de sa marque Prince de Bretagne, souhaite conquérir de nouveaux marchés. « Nous réfléchissons aujourd’hui au nouveau canal de distribution qui s’est développé récemment : le drive. Ce mode d’achat innovant permet de conserver les produits dans des conditions idéales, par filet de 1, de 5 ou de 10 kg. La vente à l’étal est une solution que je souhaite diminuer progressivement pour la remplacer par la vente packagée. Le coco de Paimpol ne doit pas être manipulé par le client : la vente en vrac abîme le produit. »

Les clés d’une saison réussie

Pour une campagne réussie, quelques points sont incontournables : « Pour la bonne vente du coco, il faut bien sûr des semis étalés pour approvisionner régulièrement les marchés. La livraison des producteurs sera ainsi régulière dans la saison, régulière également en volumes journaliers. Les bonnes conditions de récolte sont aussi essentielles à la réussite de la vente, car il est interdit de récolter sous la pluie : l’humidité est très néfaste pour la conservation. Enfin, le succès de la vente du coco de Paimpol passe par la force de proposition des expéditeurs et par les outils marketing » conclut le président. Fanch Paranthoën

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