Inaporc veut tracer des perspectives malgré la crise

12774.hr - Illustration Inaporc veut tracer des perspectives malgré la crise
« Le marché se rééquilibre un peu, mais il faudrait encore 10 à 20 cts €/kg pour équilibrer les comptes des éleveurs », selon François Valy, vice-président de l’Inaporc et président de la FNP.

Après un an d’une crise historique, la filière porcine veut croire que le plus dur est passé. Réunie en assemblée générale le 5 juillet, l’interprofession Inaporc a esquissé des pistes pour l’avenir, entre revalorisation des prix, communication et lancement d’une démarche RSE. Alors que le secteur porcin est en crise depuis un an, l’interprofession Inaporc s’est employée à tracer des perspectives lors de son assemblée générale, le 5 juillet à Paris. Les éleveurs sont pris en étau entre des prix de vente insuffisants et la flambée de l’alimentation animale, exacerbée par la guerre en Ukraine. Malgré les aides d’urgence, « le potentiel de production est en train de s’affaiblir », alerte Jean-Luc Cade, membre du bureau de La Coopération agricole Nutrition animale. D’après l’élu, les fabrications d’aliment pour porcs charcutiers ont cédé 6 % au premier semestre 2022, après une baisse de 5 % en 2021. De leur côté, les transformateurs souffrent de l’inflation qui touche aussi bien leurs matières premières que leurs moyens de production (énergie, emballages, transport, main-d’œuvre, etc.). Pas d’inquiétude sur la consommation Le petit monde du porc espère que le gros de la crise est derrière lui. « En porc, ça va très vite dans un sens comme dans l’autre », résume le vice-président d’Inaporc, François Valy. Premier signe d’espoir : la récente remontée des prix à la production. Après deux mois de stagnation, le cours de référence du Marché du porc breton a atteint 1,85 €/kg le 11 juillet. Autant de hausses que la filière compte « répercuter jusqu’au consommateur final », selon le président d’Inaporc Thierry Meyer, selon qui « il n’y a pas d’alternative. » « Même avec une revalorisation, la viande de porc restera la moins chère », assure la directrice d’Inaporc, Anne Richard. Une analyse partagée par Nicolas Bonnetot, directeur Produits frais à Auchan. Ce membre de la FCD (distributeurs) ne nourrit « pas vraiment d’inquiétudes » sur la consommation…

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