Il s’agit désormais de vérifier que les colonies sont en bonne santé. Durant l’hiver, les apiculteurs bretons perdent autour de 30 % de leurs colonies. Ce travail d’automne a une grande importance pour limiter ces pertes autant que possible.
Encore du travail aux ruches
Il faut vérifier les tailles des colonies, car des ruches trop peu populeuses risquent de ne pas survivre à l’hiver. De plus, des colonies se montrent affaiblies suite à la chaleur et la sécheresse de cette saison. Les apiculteurs peuvent être amenés à renforcer l’isolation des ruches, en vue des baisses de températures. Ils font également les traitements contre le Varroa destructor, acarien parasite des ruches. Dans quelques zones de Bretagne, le frelon asiatique sévit fortement. Les apiculteurs concernés doivent aussi essayer de protéger leurs ruchers, et parfois même les déplacer, si la pression des frelons est trop intense.
À la recherche des fleurs d’automne
La santé des colonies, et leur survie pendant l’hiver, dépend également des ressources que les abeilles vont trouver en octobre pour se nourrir et faire leurs réserves. Depuis une dizaine de jours, le lierre fleurit, mais ne semble pas donner de nectar. Un espoir repose sur l’eau : les dernières pluies seront peut-être salutaires pour la fabrication de nectar. En attendant, les apiculteurs veillent au grain, quitte à nourrir les colonies pour éviter qu’elles ne meurent de faim. Heureusement, certains ruchers profitent de couverts en fleurs, où les abeilles peuvent aller butiner, à l’instar de la phacélie.
Maël Colin / Ada Bretagne

