À l’EARL du Cheval Blanc à Moustéru, au départ définitif des vaches laitières en 2016, les éleveurs qui engraissaient déjà des jeunes bovins ont fait le choix de développer leur activité en viande bovine. La stabulation a alors été aménagée pour l’engraissement. « Nous avons d’abord retiré les logettes puis nous avons monté des murs assez hauts entre les cases pour bien séparer chaque lot. Quand ils ne se voient pas d’un groupe à l’autre, les animaux sont plus calmes », estiment les deux associés Bertrand et Philippe Le Moal.
Grâce à la pente du sol, la litière reste sèche
Une des originalités des bâtiments sur l’exploitation vient des litières accumulées installées sur des surfaces en pente de 4 % vers la marche délimitant l’aire d’exercice. « Cela s’auto-nettoie. Grâce à cette conception en pente, les jus et déjections du couchage s’écoulent naturellement vers l’aire d’exercice. » Cette dernière est raclée au rabot derrière le tracteur une fois par semaine. Grâce à cette approche, la litière paillée reste sèche et les bâtiments ne sont jamais curés. C’est un avantage car à l’EARL, il n’y a pas de temps mort. Après le départ d’un lot de jeunes bovins, une case ne reste pas longtemps vide : actuellement deux semaines maximum avant l’entrée de nouveaux broutards. « Être plein tout le temps est la meilleure stratégie pour faire face aux annuités d’emprunt », calculent les deux frères associés.
Paillage tous les jours
En revanche, l’entretien des litières accumulées est pris très au sérieux. Le paillage est effectué quotidiennement, sept jours sur sept. « Cette manière de travailler fonctionne très bien. À l’arrivée, les animaux sont très propres. C’est très important à nos yeux. »
Toma Dagorn

