Le bâtiment s’adapte au maraîchage

Frédéric Floc’h a fait construire un bâtiment équipé de panneaux solaires, destiné à mettre à l’abri sa production.

Deux hommes dans un champ d'artichaut - Illustration Le bâtiment s’adapte au maraîchage
Frédéric Floc'h, à gauche, en compagnie de Kevin Millet, de Triangle Énergie. | © Paysan Breton – F. Paranthoën

Lors de la phase de réflexion de construction de son bâtiment, Frédéric Floc’h avait pour objectif « un investissement qui se paie tout seul, avec des annuités couvertes par la production des panneaux solaires ». Pluriactif avant 2021, le Finistérien s’est installé à plein temps sur la ferme familiale de Mespaul historiquement en légumes biologiques de plein champ ; il a depuis développé une pépinière ornementale. Avec ces 2 types de production, la construction d’un bâtiment supplémentaire est apparue comme nécessaire, les autres édifices devenant vieillissants. L’objectif de ce projet était de mettre à l’abri la partie conditionnement des légumes, mais aussi le matériel agricole et les emballages.

Des annuités couvertes par la production d’électricité

Au tout début du projet de construction éclate la guerre en Ukraine, avec son lot de conséquences, notamment la flambée du prix des matières premières. C’est pourquoi les plans sont modifiés. Le constructeur Triangle Énergie propose d’abaisser d’un mètre la charpente pour gagner sur la longueur totale d’ossature métallique utilisée. Toujours dans cette optique d’économies, « j’ai demandé à retirer la porte, mais cela ne gêne en aucun cas le stockage des légumes, qui ont besoin de ventilation naturelle ». La ferme cultive entre autres une grande variété de courges, des artichauts (petit violet), des choux-fleurs sur une vingtaine d’hectares.

Pour ce bâtiment de 16 m sur 36 m, un toit bipente asymétrique coiffe la charpente. Les panneaux solaires ont été posés uniquement sur l’exposition sud. La puissance installée est de 100 kWc et toute la production est revendue. « Mon investissement s’amortit sur 15 ans, le tarif de rachat signé est de 10,7 centimes/kWh » , explique le producteur.

Fanch Paranthoën

Recharger son véhicule

L’autoconsommation de sa production d’électricité sans revente du surplus est une solution « possible sur des bâtiments neufs comme sur des bâtiments existants. Des solutions au sol sont également possibles. Associées à des batteries, ces installations peuvent par exemple servir à recharger des véhicules électriques, ou éventuellement à de la revente, via des bornes et des échanges monétisés. Nous avons des projets en cours d’installation », fait savoir Kévin Millet.


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