Observatoire des fourrages Bretagne : 12 kg MS/ha/jour

carte de la pousse de l'herbe en bretagne du 13 au 19 octobre - Illustration Observatoire des fourrages Bretagne : 12 kg MS/ha/jour
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La pousse de l’herbe mesurée du 13 au 19 octobre est en moyenne 12 kg MS/ha/jour. Les précipitations devraient se généraliser en fin de semaine, ce qui pourrait enfin contribuer progressivement à la recharge des ressources en eau. Il faut terminer les semis de prairie et de méteils avant que la portance ne se dégrade.

Poursuivre le pâturage le plus tard possible dans la saison

Dans une situation de stocks fourragers limités, quelques kilos d’herbe pâturée dans une ration sont toujours avantageux techniquement et économiquement, d’autant que le prix du correcteur azoté a augmenté ces dernières semaines :

• Rationner les quantités de fourrages distribuées à l’auge. Les vaches ne pâtureront que si elles ont de l’appétit !

• Optimiser le chargement instantané en limitant le temps de présence à 3-4 heures par jour ;

• Ne pas sortir les vaches le ventre vide, décaler l’heure de sortie en cas de gelées ou de fortes pluies ;

• Substituer au troupeau de vaches traites des lots de grandes génisses ou de taries pour valoriser l’herbe d’hiver si les conditions se dégradent trop.

Romain Rétif et Jean-Marc Seuret

En bref

• Avec le rafraîchissement des nuits, il est temps de rentrer les plus jeunes génisses ;

• Surveillez la présence de limaces sur les prairies semées depuis mi-septembre : avec le retour de l’humidité, les limaces peuvent décimer les plantules de trèfle.

« Un automne très décevant et une année difficile »

pinion – Jean-Marc – 43 ares d’herbe par vache en été, à Hillion (22)

Les vaches sont toujours en bâtiment le jour et sortent au pâturage le soir. Actuellement, la ration des vaches est composée de 6,5 kg MS d’ensilage de maïs, 5,5 kg MS d’enrubannage, 3,5 kg MS d’ensilage d’herbe et 1 à 2 kg MS de pâturage. Nos 6 ha de maïs ont été ensilés et le rendement est autour de 12 t MS/ha, dans la moyenne des autres années. Nous avons acheté 2 ha de maïs en plus pour pallier le manque de stocks, ainsi que 62 t MS d’enrubannage, et 16 tonnes de blé bio. On a implanté 6 ha de prairies sous couvert de méteil le 9 octobre : ce sont des prairies de fauche composées de dactyle/RGA/luzerne/trèfle blanc sous couvert de triticale/vesce velue /vesce commune.La récurrence des sécheresses nous amène à diversifier les fourrages sur notre exploitation : nous avons testé cette année le sorgho multi-coupe sur lequel nous avons fait deux coupes d’enrubannage en août et septembre. Nous allons aussi implanter davantage de luzerne et la part de ray-grass anglais va diminuer. On va sans doute retravailler sur la chicorée, par exemple tester du dactyle/chicorée. À l’avenir, si l’on veut conserver l’effectif des vaches, il faudra sans doute disposer de plus de surface fourragère.

Zoom sur : Les enrubannés d’automne

Le projet Chambre d’agriculture Herbautomne analyse pour la 3e année cette pratique. Ces enrubannées seront moins nombreux cet automne. Mais dans certains secteurs, les dérobées ou prairies de fauche peuvent faire l’objet d’une récolte avant la fin de l’année. La fauche permet de constituer du stock et nettoyer avant l’hiver. Le fourrage obtenu a une bonne valeur azotée (20 % de MAT) mais une valeur UFL limitée. Il est humide entre 20 et 40 % de MS en fonction des conditions de récolte très variables à cette période de l’année. À moins de 30 % de MS, les bottes sont difficiles à stocker, mieux vaut les manipuler dès la récolte et ne pas les empiler. Les rendements observés vont de 1,4 à 2 t MS/ha pour un coût estimé de 120 à 190 €/t MS.


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