En bref

Le cyber-risque désormais présent dans le secteur agricole

La France figure dans le top 10 des pays qui ont connu le plus de cyberattaques en 2020 mais les cyber-risques sont encore largement sous-estimés dans les entreprises. Les exploitations agricoles n’échappent pas à ce constat.

Jusqu’à aujourd’hui, le monde de l’agriculture était moins menacé par cette forme de risque, car les
« hackers » ciblaient les grandes entreprises. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, tout le monde, y compris les particuliers, peut être victime de cette nouvelle forme de délinquance digitale que sont les rançongigiels (ransomware en anglais). Les agriculteurs sont d’autant plus sensibles qu’ils détiennent une grande quantité d’objets connectés.

Des cyberattaques qui peuvent avoir de lourdes conséquences

L’exemple suivant en témoigne : un élevage porcin bénéficiant d’un système de ventilation connecté et piloté par ordinateur subit une attaque. Le virus affecte l’ordinateur, ce qui provoque la fermeture des volets et fait monter la température à 45 °C dans le bâtiment. Cela pourrait entraîner la mort des animaux. L’éleveur qui a subi une grosse perte d’exploitation doit aussi faire face à une gestion de crise.

Des attaques qui vont jusqu’au détournement de fonds

Ces attaques vont de la « simple distribution » de logiciels malveillants, permettant le vol des informations personnelles d’authentification, jusqu’à l’escroquerie pure et simple avec détournement d’argent. Le cas le plus symptomatique est la distribution de mails de phishing (ou hameçonnage) renvoyant, par exemple, vers de faux sites de financement participatif pour contribuer à l’achat de masques ou de matériels médicaux.

Menaces et demandes de rançons

Mais ces attaques peuvent aussi prendre une autre forme. Tout récemment, des pirates informatiques ont lancé une campagne redoutable qui a consisté à faire croire à l’utilisateur que l’attaquant avait accès à des informations personnelles, comme son adresse, et qu’il allait lui transmettre la Covid-19, à lui ainsi qu’à sa famille, à moins qu’une rançon ne lui soit versée !
D’autres campagnes émanant d’une fausse adresse « noreply@impotgouv.fr » appâtent les victimes en leur faisant croire qu’elles peuvent bénéficier d’un remboursement d’impôt.
Certains cybercriminels ont également procédé à des envois massifs de SMS indiquant que des masques et gels hydroalcooliques étaient disponibles à la commande et invitant les victimes à se rendre sur une page web aux couleurs d’une fausse pharmacie parisienne.
Il s’agit en réalité de sites de phishing éphémères dont l’objectif ne vise qu’à soutirer des données personnelles et des coordonnées bancaires.

Les exploitants agricoles ne sont pas à l’abri

Vol de données ou d’argent, destruction du système d’information, espionnage, fraudes… Aujourd’hui, les cyberattaques sont devenues une réalité incontestable. La Fédération française de l’assurance les considère même comme la préoccupation n° 1, avec le changement climatique. S’il est vrai que certains secteurs sont plus exposés que d’autres (finance, logistique, santé, organismes publics, énergie), à 90 % les experts estiment que le risque cyber est un risque systémique, dans la mesure où une cyberattaque peut potentiellement affecter un grand nombre d’entreprises simultanément.

Les hackers n’ont pas de cibles prédéfinies. Dès lors que vous possédez un système d’information, vous devenez une cible possible, quelle que soit votre taille ou votre activité. Les exploitations agricoles étant de plus en plus connectées, elles sont une cible potentielle, quelle que soit la filière. Par exemple, dans les élevages hors sol où les animaux sont particulièrement sensibles aux températures et aux intempéries, vous devez vous assurer en permanence de leur bien-être. Imaginez que le système de régulation de la température d’un bâtiment d’élevage soit détruit suite à une cyberattaque. Cela entraînerait la perte de vos animaux, et potentiellement une baisse importante de votre chiffre d’affaires voire un arrêt total de votre activité.

Groupama accompagne les agriculteurs contre les cyberattaques
C’est pourquoi de façon très proactive, Groupama a été l’un des premiers assureurs à avoir pris position pour élargir ses garanties afin de vous protéger contre les cyberattaques. Ainsi, depuis le 1er janvier 2019, nos contrats Multirisque exploitation agricole incluent un socle de garanties cyber pour : • L’accompagnement dans la gestion de crise (intervention d’experts en sécurité informatique pour comprendre l’origine de l’incident et y remédier, appui d’un consultant juridique pour défendre l’entreprise en cas de procédure devant l’autorité de contrôle, assistance d’un spécialiste en communication de crise pour rétablir l’image de l’entreprise), • Les frais et pertes subis par l’assuré (prise en charge des coûts de reconstitution et de réinstallation du système, des coûts d’acquisition des licences de remplacement pour les logiciels endommagés ou rendus inutilisables, des frais de décontamination…), • La responsabilité civile en cas de réclamation d’un tiers suite à des dommages causés en lien avec une cyberattaque. • Pour une protection optimale face aux risques cyber, sachez qu’une assurance spécifique peut être souscrite pour bénéficier de garanties étendues en cas de fraude, de cyber extorsion, ou encore en cas de perte d’exploitation suite à l’interruption partielle ou totale de votre activité en cas de cyberattaque…
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