Economie, marchés et gestion

La vente en circuits courts, pour une agriculture locale et durable

Être agriculteur, c’est se lever aux aurores, tous les jours de l’année. D’ailleurs, comment faire autrement quand on doit nourrir des millions de personnes ? Alors quand vous décidez de transformer votre production ou de la vendre en circuits courts, nous sommes à vos côtés pour sécuriser et pérenniser votre activité.

La commercialisation est dite en circuits courts quand il y a au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Cela va de la vente directe à la ferme ou sur les marchés, en passant par les associations de magasins de producteurs (Amap), les paniers bio et les magasins de producteurs, sans oublier la vente à distance ou même la restauration et la grande distribution.
Ce mode de production permet une meilleure valorisation, le contact avec les consommateurs et une meilleure reconnaissance du travail des producteurs. Toutes ces raisons motivent les agriculteurs à s’orienter vers ce type de commercialisation.

Les agriculteurs développent de nouveaux modes de distribution

Si vendre sa production en circuit court demande d’ajouter une dimension commerciale à sa maîtrise technique, beaucoup de producteurs se lancent afin de mieux valoriser leur production et s’affranchir d’intermédiaires. Ils orientent leurs productions vers des produits de qualité, quitte à diminuer leur rendement. Au-delà de l’aspect économique, aller au contact des consommateurs apporte aussi une meilleure reconnaissance du travail et de la qualité des produits.

Aujourd’hui, ce sont 21 % des exploitations françaises, qui écoulent leurs productions en circuits courts, soit plus de 110 000 exploitations d’après le dernier recensement agricole de 2010. Celui de 2020 devrait voir ce chiffre augmenter, les estimations de 2016 annonçant déjà une hausse à 22 %. Derrière cette moyenne, la proportion d’exploitations qui s’installent en circuits courts est très variable selon les productions. Toutes les filières et toutes les productions peuvent être valorisées en circuits courts. Cependant, on retrouve une représentativité importante notamment chez les producteurs de miel, de fruits et légumes, fromages et vin, et moins importante dès lors qu’il s’agit de produits transformés à base de viande et de céréales.

D’après une étude de l’Inra, 33 % des viticulteurs valorisent leurs produits en circuits courts, alors que ce mode de commercialisation ne concerne que 15 % de producteurs de viande bovine. Les aliments achetés, via ces circuits courts, représentent 10 % de la consommation alimentaire, soit 7,8 milliards d’euros. Pouvoir s’approvisionner directement auprès des consommateurs est une réelle attente de la part des consommateurs, de plus en plus attentifs à l’origine et à la qualité des produits alimentaires. Et ce bien au-delà des secteurs même de production. C’est d’ailleurs dans les zones péri-urbaines que les circuits courts sont en plein essor.

Peser les avantages et les inconvénients de la vente directe

Malgré toutes les perspectives qu’offre ce mode de commercialisation, certains enjeux non négligeables sont à prendre en compte :
. Une charge de travail importante ;
. Un cahier des charges strict et rigoureux (diversité des réglementations à appliquer) ;
. La nécessité de jongler entre plusieurs casquettes en étant à la fois producteur, transformateur, commerçant et employeur de main-d’œuvre.
Face aux multiples facettes des exploitations ayant choisi ce mode de commercialisation, il y a aussi plus de risques à anticiper. Ces risques peuvent être de nature sanitaire au niveau des différentes étapes de la transformation.

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