CulturesÉlevageEn brefProductions AgricolesTop

L’agriculture, une vocation naturelle pour la Bretagne

 

Une terre fertile, un climat propice et des hommes entreprenants. En quelques décennies, la Bretagne s’est transformée en région agricole leader… et entend bien le rester.

En Bretagne, l’agriculture tient une place importante sur le territoire. Et les agriculteurs bretons sont fiers de nourrir un Français sur trois. Mais la production agricole et agroalimentaire rayonne bien au-delà des frontières nationales : les exportations de ce secteur économique représentent 4,4 milliards d’euros par an, soit l’équivalent commercial de 49 Airbus A320.

La surface agricole utile (SAU) totale représente 60 % de la surface totale de la région alors que ce pourcentage est en moyenne de 45 % en France. De quoi asseoir 26 500 exploitations diffusées sur l’ensemble du territoire et sur lesquelles travaillent 67 500 actifs.

Source ABC Agriculture et Agroalimentaire Bretagne 2019

Terre bocagère, terre herbagère

Pays de bocage, avec son maillage formé par 183 000 km de haies et de talus, la péninsule armoricaine est une terre d’élevage par excellence.Avec son nez tourné à l’ouest et baigné dans la Mer celtique, la région au relief doux bénéficie d’un climat océanique avec des pluies régulières favorables à la pousse des cultures. La Bretagne est, à l’image de l’Irlande, des Pays-Bas ou de la Nouvelle-Zélande, une région herbagère. Les prairies couvrent d’ailleurs 38 % de la surface agricole. Sans oublier que la région est aussi une terre qui réussit très bien au maïs fourrage. A eux deux, l’herbe et le maïs occupent 58 % de la SAU régionale.

En lien avec l’élevage, les productions végétales céréalières, comme le blé, l’orge ou le maïs grain, occupent une part importante des surfaces cultivées et se destinent à l’alimentation des animaux de ferme.

Le pays de l’élevage

Le contexte naturel associé à la détermination de ce peuple de paysans a conditionné la vocation fourragère de la Bretagne qui s’est hissée au rang de 1re région française pour les productions animales. Elle représente 22 % de la valeur des productions animales françaises et occupe ainsi le premier rang des régions de l’Hexagone. Les élevages hors-sol y sont particulièrement développés. Elle prend la place de leader français en matière de production porcine (56 % de la production française), de veau (21 %), de poulet de chair (33 %), d’œuf de consommation (42 %) et de lait (22 %). L’Ille-et-Vilaine étant le 1er département laitier et le Finistère, le 1er département porcin.

Source DRAFF bretagne

De la production et de l’emploi

En aval de la production, la Bretagne est la première région d’abattage avec 40 % des tonnages nationaux. Cette forte spécialisation dans l’élevage se traduit sur le périmètre de l’emploi : 30 % des emplois des entreprises bretonnes sont générés par l’agriculture. Et la profession rappelle à l’envi que 1 emploi dans la production agricole génère 5 à 7 emplois induits. A elle seule, l’industrie agroalimentaire qui compte 68 000 salariés représente environ 8 % de l’emploi régional. Principalement tourné vers l’industrie de la viande et l’industrie laitière, l’agroalimentaire breton concentre à lui seul 15 % des salariés des industries agroalimentaires de France.

Le potager de la Ceinture dorée

À côté de sa vocation d’élevage, la Bretagne est aussi le pays du légume. Baigné dans la douceur océanique, le littoral nord offre le visage d’un grand potager à ciel ouvert qui s’étire de Saint-Malo à la pointe du Finistère : c’est la « Ceinture dorée » ; une bande arable qui doit sa fertilité au climat et beaucoup au à cette terre riche et profonde héritée de l’ère glaciaire. Ses surfaces légumières placent la Bretagne au 3e rang des régions françaises. La zone légumière Nord-Bretagne produit 84 % des choux-fleurs français, 80 % des artichauts et des échalotes, et le tiers des tomates. Pour ces productions emblématiques, elle occupe le 1er rang des régions françaises. À noter que deux légumes de la Ceinture dorée bénéficient d’une appellation contrôlée : l’oignon rose de Roscoff et le coco de Paimpol.

Plus à l’intérieur des terres et particulièrement sur le Morbihan, la Bretagne est le jardin de plein champ des légumes destinés à l’industrie de la conserve et de la surgélation. Plus de la moitié des épinards français, un tiers des haricots verts et le quart des petits pois sont cultivés dans les champs de la Bretagne.

Photo1 Article Sponsorise Bd

Arrosés de pluies régulières, les champs bretons sont favorables à la pousse de l’herbe, un fourrage économique pour produire du lait.

Photo2 Article Sponsorise Bd

L’artichaut est le légume emblématique de la Ceinture dorée qui s’étire de Saint-Malo à la pointe du Finistère.

Pays de bocage, la péninsule armoricaine est une terre d’élevage par excellence

Élevage : 7 exploitations sur 10

Sept exploitations agricoles sur dix sont spécialisées dans l’élevage. La production bretonne de bovins finis représente 11 % de la production nationale. Un tiers du poids produit est issu de vaches laitières. En Bretagne, une exploitation bovine sur cinq est spécialisée en bovins viande, contre deux sur cinq en bovins lait.

Lait

9 000 exploitations bretonnes sont spécialisées dans la production de lait et occupent 16 000 actifs agricoles. Loin devant celui des Pays de la Loire, le cheptel de vaches laitières breton est le premier de France avec 750 000 têtes.

Porc

La Bretagne occupe le 1er rang des treize régions françaises pour la production porcine avec quelque 3 000 exploitations spécialisées.


Aviculture

La Bretagne fournit le tiers de la production nationale de volailles de chair. Les poulets représentent 79 % du cheptel de volailles de chair breton, les dindes 15 %. Les volailles de ponte bretonnes constituent 45 % du cheptel national. La Bretagne fournit presque 6 milliards d’œufs de consommation.

Un faire-valoir de qualité

83 % des agriculteurs bretons sont engagés dans une ou plusieurs démarches qualité. Le respect de l’environnement et de la santé sont aujourd’hui des priorités :

    • -33% de nitrates dans les cours d’eau bretons depuis 2000.
    • -20 % de traitements phytosanitaires depuis la mise en place du programme Ecophyto.
    • -48 % d’usage des antibiotiques vendus en France dans les élevages depuis 2011.
    • Progression des élevages alternatifs aux cages d’ici 2022 : 50 % de poules pondeuses et 25 % de lapins.
    • 3 100 fermes bio soit 10 % des fermes bretonnes.

Source Agriculteurs de Bretagne

Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer