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L’été arrive, attention à l’échauffement de votre silo !

 

Les températures extérieures augmentent de façon significative mais elles ne sont pas sans conséquences sur vos silos, elles peuvent provoquer des échauffements. Dès le début du chantier d’ensilage il faut adopter de bonnes pratiques pour éviter ce phénomène. Anticipez dès maintenant pour sauver votre prochaine saison !

 

Qu’est-ce que l’échauffement du silo ?

L’échauffement de l’ensilage correspond à une production de chaleur dans un silo. Si le front d’attaque est touché ce peut n’être que la partie immergée de l’iceberg car souvent l’échauffement va aussi au-delà. Ce phénomène peut entraîner une détérioration de l’ensilage. C’est un des problèmes les plus fréquents, en particulier pour les ensilages de maïs, mais il touche également ceux d’herbe.

Quand apparaît l’échauffement ?

Lors de l’ouverture du silo, la réexposition de l’ensilage à l’oxygène réactive les fermentations productrices de chaleur (exemple : levures…). Cet échauffement est souvent corrélé à une remontée du pH. Là aussi la température peut atteindre 50 à 60°C.

L’intensité et la rapidité de cet échauffement dépendent:

  • des nutriments disponibles,
  • de la qualité du tassement,
  • du niveau de levures…,
  • de la vitesse et qualité de désilage,
  • des conditions extérieures (température, humidité, orientation du silo…)

Attention, cette phase d’échauffement se prolonge à l’auge.

Un respect de quelques règles simples permet de limiter fortement la dégradation de votre ensilage.

Les conséquences de cette dégradation

  • Une augmentation des pertes en matière sèche (Une élévation de 10°C du front d’attaque par rapport à la température ambiante entraîne une perte de 2% de la matière sèche stockée dans le silo)*
  • Des pertes de valeur alimentaire (énergétique, protéique et digestibilité)
  • Une qualité sanitaire du fourrage détériorée (exemple : moisissures)
  • Une moindre appétence entraînant une baisse d’ingestion de la ration

=

  • Baisse de performances quantitatives et qualitatives du troupeau (lait, viande, reproduction, état corporel, immunité…)

Résultat : détérioration de la performance technique et économique de l’atelier.

De bonnes pratiques pour éviter qu’un ensilage chauffe 

Le souci d’instabilité aérobie est lié à la reprise en fermentation suite à l’exposition à l’air de l’ensilage. Certaines pratiques permettent d’éviter cette instabilité aérobie :

  • Tasser plus efficacement
    • Poids de tassage = (tonnes de matière sèche rentrées à l’heure au silo) x 0,4
  • Bâcher de manière plus hermétique en utilisant du matériel de qualité sur le silo et sur les murs
  • Veiller à la propreté et l’entretien du silo
  • Ouvrir le silo face Nord/Est si possible
  • Utiliser un valorisateur LALLEMAND contenant des souches sélectionnées pour leur capacité à maîtriser l’échauffement du silo

Des conservateurs d’ensilage pour éviter l’échauffement d’un silo

Les valorisateurs d’ensilage LALLEMAND garantissent une excellente stabilité à l’ouverture. Ils permettent de conserver les quantités et les qualités d’ensilage initialement rentrées dans le silo.

  • Essai réalisé sur un ensilage de maïs à 33% de matière sèche
  • 300 000 UFC/g de fourrage de bactéries hétérofermentaires LALLEMAND vs Non traité
  • Stabilité du fourrage à l’ouverture mesurée après 14 jours (bleu et orange sur le graphique) et 104 jours (gris et jaune sur le graphique)

Utiliser un additif d’ensilage adapté aide à éviter les échauffements post-fermentation et donc à préserver votre ensilage.

Michel Welter, éleveur de vaches laitières témoigne sur son utilisation, notamment sa motivation à préserver la fraîcheur de son ensilage et éviter les refus à l’auge

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