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“Les plantes sont plus robustes et moins sensibles aux attaques”

 

Sandra et Matthieu produisent à l’année près de 60 légumes en bio et développent les circuits courts à travers la vente à la ferme (60 paniers), les restaurateurs, les AMAP (150 paniers hebdomadaires sur Nantes). Ils sont également présents sur les marchés de Mortagne sur Sèvre et Saint Macaire en Mauges. En plus de la culture plein champ, ils ont 8 000 m² de tunnels dont une serre multi-chapelle.

Sandra : ” Quand je suis arrivée en 2011, j’ai trouvé des terres qui ne me plaisaient pas du tout et aujourd’hui je trouve cela magnifique. Sur l’oignon, l’ail, l’échalote on coupe les racines tellement elles sont longues. Cela veut dire que la plante va toute seule chercher ce dont elle a besoin. Ce n’est que du bonheur. Avant il y avait plus d’asphyxie. D’ailleurs, l’odeur de la terre a changé notamment dans les tunnels. Ça ne sent plus la vase mais le vivant, les champignons. C’est énorme la différence “.

Matthieu : ” En 2012, j’ai tout passé en Bactériosol. Maintenant, j’ai l’impression de travailler sur du sable. La structure de la terre a changé. En plein champ, nous avons entre 20 et 30% d’arrosage en moins. Nous faisons 14 hectares avec 8000 mètres cube “.

Sandra : ” Les pommes de terre et les poireaux, ce sont deux légumes pour lesquels nous n’avons pas de machine. Dès la deuxième année dans le concept SOBAC, il y avait un changement radical. Les poireaux étaient faciles à arracher et je n’avais plus à laver les pommes de terre. La terre ne collait plus. C’est 30% de temps de gagné l’hiver. Nous rentrons quand nous voulons sur les terrains et ce n’était pas le cas avant “.

Matthieu : ” Nous avons beaucoup moins d’attaques d’altises et nous n’avons plus de hernies du chou. Nous n’avons plus de coulures, pas de culs noirs sur les tomates. Ça veut dire que les plantes sont plus robustes et donc moins sensibles aux attaques “.

Sandra : ” En cinq ans nous avons vu de vrais changements au niveau gustatif. Tout le monde nous dit que les poireaux sont sucrés et les pommes de terre ont une grosse réputation dans la région. Au niveau de la mâche et des tomates, on sent aussi que nous passons un palier. C’est notre première année à zéro traitement. Nous avons même arrêté la bouillie bordelaise “.

Matthieu : ” Mes parents m’ont toujours dit : ici, pas la peine d’essayer de faire de la mâche ou de l’ail. Maintenant notre terrain est de plus en plus léger et l’ail est magnifique. Les endives, la mâche ont tiré leur épingle du jeu. C’est du hors-norme. Maintenant j’ose tout, alors qu’avant on se disait d’emblée, ce n’est pas possible. Nous avons fait 250 000 euros de CA l’an passé pour cent tonnes de légumes produits et je pense que nous avons pris la bonne voie “.

Utilisateurs depuis 2013. Maraîchage Bio. Sandra et Matthieu Gilbert à Chavagnes-en-Paillers (Vendée). SAU de 14 ha

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