Machinisme et équipements

La ferme en “live” sur écran

Le Gaec Brocéliande a adopté la vidéosurveillance. L’application Gari, proposée par Groupama, permet de surveiller le siège d’exploitation et les bâtiments d’élevage.

Un vol de petit matériel a été un peu le déclic. Cette intrusion malveillante a conduit les 5 associés de ce Gaec de 260 ha situé à Paimpont (35), spécialisé en lait (150 vaches laitières) et en aviculture (1 200 m2 de poulailler) à s’interroger sur l’opportunité d’installer une caméra de surveillance. Une caméra qui pourrait filmer l’entrée de la ferme pour contrôler les allées et venues de personnes qui n’ont rien à faire sur l’exploitation.

4 caméras, 4 usages

Depuis quelques mois, c’est chose faite. Le Gaec Brocéliande s’est équipé de quatre caméras dont deux destinées à la surveillance des abords d’exploitation. « Une est positionnée à l’entrée de l’élevage laitier et la seconde sur un autre site où se situe un poulailler », indique Jérôme Moy, un des associés. Et d’expliquer que deux autres caméras sont positionnées dans les bâtiments d’élevage : une dans le box de vêlage des laitières et une dans le poulailler.

En choisissant de travailler avec Gari, cet élevage n’a pas eu besoin d’acheter l’équipement de surveillance. « Nous proposons une formule d’abonnement et nous nous chargeons de la fourniture du matériel et de son installation », explique Gwénaël Simon, directeur assurances chez Groupama Loire-Bretagne. Il complète : « Nous faisons une pré-étude, puis nous nous rendons sur place afin de bien analyser les besoins exacts. Par exemple, sur le Gaec Brocéliande, nous avons installé un pont wifi sur le faîtage de la stabulation pour avoir un bon relais avec la caméra positionnée dans un bâtiment distant de plusieurs dizaines de mètres ». À noter qu’une box Internet est nécessaire pour transmettre les images sur le portable des agriculteurs.

Un outil d’aide à la décision

Au fil des semaines, les éleveurs ont fait de la vidéosurveillance un allié dans leur travail quotidien. « Pour les laitières prêtes à vêler, la caméra apporte un confort de travail dans la mesure où aucun des associés n’habite sur la ferme », note Jérôme Moy. Et l’éleveur de faire observer qu’il consulte régulièrement les images renvoyées par la deuxième caméra installée dans le poulailler : « Comme je gère la ventilation du bâtiment à distance, j’aime bien conforter ma décision en regardant l’ambiance à l’intérieur du bâtiment. C’est maintenant possible grâce aux images transmises en direct ». Pour autant, l’éleveur insiste : « La vidéosurveillance reste un outil d’aide à la décision, mais elle ne remplace pas l’œil de l’éleveur ».

À l’avenir le Gaec pourrait être intéressé par des capteurs qui seraient installés dans des cellules de stockage de céréales. Un service tout à fait envisageable puisque l’application Gari propose déjà des kits de capteurs de température à placer entre les rounds ou les bigs de foin pour avertir d’un éventuel échauffement du fourrage.

Faciliter le quotidien

Avec cette application mobile, l’agriculteur bénéficie d’un tableau de bord unique de trois services gratuits (météo agricole, résumé des cotations agricoles, gestionnaire de tâches). « Dans notre Gaec, nous utilisons aussi ce dernier service très pratique pour la gestion des plannings à 5 », fait observer Jérôme Moy. L’application Gari propose par ailleurs 3 services payants :
– Vidéosurveillance (2 caméras pour 29 € HT/mois + 194 € d’installation ; 4 caméras 49 € HT/mois + 244 € d’installation) ; avec service d’enregistrement des vidéos pendant 48 heures et détection et alerte d’intrusion.
– Sondes à fourrage : 10 sondes connectées (649 € + 80 €/ campagne d’accès au service en option achat ; 360 €/an en location).
– Météo de précision Meteus : 3 ou 6 capteurs (de 450 à 1 350 €).

L’application Gari est téléchargeable sur App Store (Apple) ou Playstore (Androïd).

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