Economie, marchés et gestion

Limiter les risques d’accident de la vie courante

Les accidents de la vie courante frappent huit millions de personnes chaque année en France. 90 % de ces accidents pourraient, facilement et à peu de frais, être évités.

Les accidents de la route, qui font régulièrement la une des médias, font moins de victimes que les accidents de la vie courante. 20 000 individus, des nourrissons aux plus anciens, décèdent chaque année, victimes d’imprudences ou d’équipements mal adaptés. 8 millions sont blessés, soit 12 % de la population, avec une gravité plus ou moins importante. « 90 % d’entre eux pourraient être facilement évités », assure Jacky Gicquel, du service prévention de Groupama, intervenant à l’assemblée générale des anciens exploitants de la FDSEA. « Deux enfants décèdent chaque jour en France », ajoute-t-il Ces accidents ont souvent lieu dans la maison d’habitation, dans le jardin, dans les hôpitaux, dûes à des infections nosocomiales, ou en faisant du sport.

De gauche à droite : Louis Kersuillec, secrétaire adjoint, Jean-Paul Perray, président et Jean-Claude Guillemot, secrétaire général, lors de l'assemblée générale des anciens exploitants. Absents sur la photo et présents à la tribune : Bernard Le Blanc, vice-président et Marie-Thérèse Le Gall, représentante SNAE Bretagne.
De gauche à droite : Louis Kersuillec, secrétaire adjoint, Jean-Paul Perray, président et Jean-Claude Guillemot, secrétaire général, lors de l’assemblée générale des anciens exploitants. Absents sur la photo et présents à la tribune : Bernard Le Blanc, vice-président et Marie-Thérèse Le Gall, représentante SNAE Bretagne.

Danger dans la salle de bain

Six principaux risques ont été identifiés : les chutes, les activités sportives, les suffocations, les intoxications, les brûlures et les noyades. Les chutes affectent souvent les anciens, dans les escaliers non équipés de revêtements antidérapants, dans la salle de bains où l’aménagement d’une douche à l’italienne ou de fauteuils pliants suffirait bien souvent à remédier aux accidents. Dans la chambre, la nuit, une simple veilleuse permet aux seniors de se mouvoir sans difficulté. « Il faut faire attention aux tapis, aux tabourets et même aux animaux qui se déplacent souvent dans les jambes de leur maître ». Contre les suffocations à table (fausse route alimentaire), peu de chance de salut pour une personne seule.

« Il est bon d’apprendre les gestes qui sauvent pour intervenir quand le conjoint ou une autre personne en est victime ». Les intoxications sont souvent liées aux produits placés dans de nouveaux conditionnements (bouteilles)  « Dans ce genre de cas, il faut appeler les pompiers, ne pas faire vomir pour ne pas faire repasser une seconde fois le produit toxique dans les voies digestives ». Les médicaments, pris pour des bonbons, sont responsables de 40 % des intoxications chez les enfants. Le spécialiste cite également, comme risque potentiel, les noyades dans des piscines insuffisamment protégées par des barrières ou des alarmes, les électrocutions et les brûlures, notamment aux beaux jours, lors des barbecues.

Crédit d’impôt

« De simples équipements sont souvent suffisants pour prévenir les accidents (aménagement de la salle de bains, par exemple). Il faut penser au crédit d’impôts qui peut faciliter l’investissement ». Il évoque aussi, pour pallier les accidents domestiques pouvant affecter des personnes seules, les montres (ou bracelets) connectées qui peuvent avertir les enfants ou les voisins d’un éventuel problème. « Elles coûtent 30 € et la moitié est prise en charge par l’Etat ». Dans tous les cas, un entretien avec un spécialiste de la prévention peut être utile pour limiter les risques d’accidents.

Développer l'accès au très haut débit en campagne
Dans son document élaboré en vue des élections présidentielles, la FNSEA mentionne des revendications portées par la section des anciens exploitants. Le montant moyen de la retraite des chefs d’exploitation qui justifient d’une carrière complète en agriculture s’élève, avec la retraite complémentaire obligatoire, à 831 € par mois. Trop peu pour les anciens qui demandent une réforme structurelle. Le montant devrait être calculé sur les 25 meilleures années, comme pour les salariés, et non sur la totalité de la carrière. Ils veulent obtenir l’égalité des chances pour la ruralité, lutter contre le sentiment d’abandon. En instaurant un égal accès à la téléphonie et au très au débit sur tout le territoire et en développant les services en milieu rural.
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