Economie, marchés et gestion

Investir dans les certificats mutualistes

Épargner en achetant des certificats mutualistes est désormais possible. Un adhérent peut placer de 500 à 50 000 € dans ce nouveau support.
De gauche à droite : Pascal Ouvrard, directeur financier ; Michel L’Hostis, président ; Bernard Veber, directeur général.
De gauche à droite : Pascal Ouvrard, directeur financier ; Michel L’Hostis, président ; Bernard Veber, directeur général.

Comme les coopératives et les banques mutualistes émettent des parts sociales, les compagnies d’assurances peuvent désormais mettre en vente ce que l’on appelle des certificats mutualistes. Pour faire simple, il s’agit de titres mis en vente à destination exclusive des adhérents et des clients.

Une valeur fixe dans le temps

Groupama Loire Bretagne a saisi cette nouvelle possibilité offerte par la loi sur l’Économie sociale et solidaire pour mettre en vente une enveloppe de 94,6 millions d’euros. « La valeur du certificat est de 10 €. Cette valeur est fixe dans le temps », explique Pascal Ouvrard, directeur financier. Et d’indiquer que « la rémunération, nette de frais de souscription et de gestion, est liée aux résultats de l’entreprise ». Les certificats mutualistes doivent être considérés com-me un produit d’épargne à moyen/long terme. « Un adhérent ou un client peut acheter de 500 € à 50 000 € », précise Michel L’Hostis, président. Les fonds sont placés au minimum pour une année. Ce produit ne doit donc pas être entrevu comme un placement de trésorerie. En cas de rachat, les épargnants retrouvent leur mise de départ.

Un acte militant

S’agissant d’un produit nouveau, Groupama n’est pas en mesure de communiquer précisément le taux de rémunération du produit. À titre indicatif, Bernard Veber, directeur général, cite « l’expérience en Rhône-Alpes, seule référence en la matière, où la rémunération des certificats mutualistes a été de 3,15 % ». « Les certificats constituent un moyen pour consolider nos fonds propres et renforcer notre solvabilité, tout en nous procurant une capacité d’investissement supplémentaire dans la région », souligne le directeur qui, au-delà de produit d’épargne, parle d’acte militant.

Maintenir « un tissu économique fort sur le territoire », fait en effet partie de la volonté de « l’assureur du monde agricole », appuie Michel L’Hostis. « Et, à ce titre, l’agriculture constitue le poumon de notre territoire ; pour notre part, nous restons concentrés sur ce monde agricole qui est notre cœur de métier et notre ADN ». À noter que l’agriculture représente ¼ de l’activité de l’entreprise qui a réalisé 918,1 M€ de chiffre d’affaires en 2015 (résultat : 44,3 M€, en progression de 6 %).

Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer