Economie, marchés et gestion

Porcs : La contractualisation séduit les éleveurs étrangers

Aux États‐Unis, ainsi que dans quelques pays européens, les contrats de commercialisation des porcs permettent aux éleveurs de gérer leurs revenus.

Alors que les marchés du porc et de l’aliment sont de moins en moins prévisibles, les éleveurs de certains pays utilisent des contrats de commercialisation, afin de sécuriser leur revenu, un débouché ou un approvisionnement en porcs.

Très implanté aux USA

Aux États-Unis, 70 % des porcs sont produits sous contrats de production. La plupart des entrepreneurs (entreprise ou élevage) commercialisent ensuite ces porcs via des contrats de commercialisation. La part de la production échangée par contrat est en forte croissance depuis le début des années 1990. Environ un tiers des porcs proviennent d’un site d’élevage détenu par un abatteur (intégration verticale), un peu plus de 3 % sont issus d’une transaction de gré à gré spot et environ 61 % sont vendus via des contrats. Plus de 60 % des ventes de porcs charcutiers sont régies par des contrats de commercialisation.

Les contrats liés à un prix de vente basé sur une cotation publique et contemporaine de la date de vente garantissent une livraison et un prix de marché. Ils sont appréciés des éleveurs dans les zones de moindre densité porcine, en limitant l’effet négatif de leur localisation.
Dans ce pays, les contrats liés à d’autres cotations se basent essentiellement sur le marché à terme (MAT) de Chicago. L’abatteur garantit au producteur un prix de vente basé sur celui du MAT à la période de livraison choisie, cotée au jour de la signature du contrat. Cela permet à l’éleveur de connaître son prix et de gérer sa marge, tout en prenant des décisions lot par lot.

En Italie et au Royaume‐Uni, les contrats prédominent (70 à 80 % des porcs abattus). Les contrats italiens portent essentiellement sur une garantie d’approvisionnement et de débouchés et sont liés à la cotation officielle italienne. En Angleterre, il existe près d’une dizaine de prix de référence et autant de contrats qui s’y réfèrent, s’adaptant ainsi à la grande variété des besoins de l’aval. En Espagne et en Belgique, l’intégration verticale prédomine, alors qu’aux Pays‐Bas et en Allemagne, la logique reste très libérale. Les contrats ne représentent qu’une faible proportion de la commercialisation des porcs (1 à 5%). Source : Ifip

Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer