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Chariots télescopiques

L’atout confort de la manutention au quotidien

Le télescopique de Mickaël Lévrier tourne tous les jours et près de 900 h par an. L’éleveur apprécie les progrès en matière de confort des dernières générations.  

« Le télescopique (156 cv) a un meilleur débit de chantier qu’un tracteur-chargeur : on peut déplacer les bottes deux par deux. C’est un outil impeccable pour la manutention », apprécie Mickaël Lévrier qui presse et rentre 1 400 bottes de foin et de paille par an. L’éleveur de vaches allaitantes de Saint-Mayeux (22) a remplacé son Merlo Multifarmer par un 42.7, un modèle un peu plus puissant de la marque verte. « Flèche rentrée, la machine peut porter une charge de 4,2 t. Mais le plus important est de pouvoir monter 1,5 t à 7 m en déployant le mât. Cela me permet d’empiler six rounds sous le hangar. » À l’arrière de l’engin, un crochet hydraulique pour pouvoir atteler et toutes les connectiques pour gérer les freins, les clignotants ou le système hydraulique de bennage d’une remorque. « Le télescopique est ainsi homologué sur la route. Avec le plateau derrière, je suis autonome pour mener un chantier de ramassage de bottes. »

le télescopique est utilisé pour charger la pailleuse-distributrice
Tous les jours, le télescopique est utilisé pour charger la pailleuse-distributrice.

Emporté, c’est pesé

Mickaël Lévrier apprécie également la possibilité de pouvoir peser une charge grâce à son télescopique. « Je tare manuellement en appuyant sur un bouton. Puis je pèse la botte. Environ 320 kg pour la paille et 380 pour du foin. J’ai même fait le test en pesant un demi-chargement à la bascule de la coop. Le système du télescopique est fiable. » Une balance mobile bien utile puisque l’élevage achète 20 ha de foin et 30 ha de paille à l’extérieur.

Plus globalement, le costarmoricain apprécie les efforts des constructeurs pour améliorer le confort du chauffeur. Son chariot télescopique est notamment équipé d’une « cabine suspendue ». Celle-ci est posée « sur un système hydraulique à boule d’azote » pour amortir les secousses. Et équipée d’un siège pneumatique. « J’ai commencé ma carrière assis sur une caisse à outil. Là, on a l’impression d’être sur un coussin d’air. C’est mieux que dans un tracteur où seul le pont avant est suspendu. Pour le transport d’une botte sur chemin ou sur route par exemple, il n’y a plus d’à-coups liés à la charge. C’est le jour et la nuit. »

Renouveler pour prévenir les frais

Avec 156 cv sous le capot, « il ne faut pas que le télescopique tourne pour rien. Ce n’est pas un jouet », lâche Mickaël Février. Sur l’exploitation, c’est d’ailleurs un vieux tracteur et son chargeur qui servent à aller chercher les bottes des parcelles les plus éloignées, « pour économiser la transmission hydrostatique ». Et de rappeler que le télescopique est « tout de même un outil coûteux ». Le financement est étalé sur 7 ans et atteint 13 000 € par an. « Mais je préfère renouveler tous les 4 ans car je ne veux pas avoir de pannes et de frais sur ma machine. » Il faut qu’elle démarre tous les jours. « Si je gardais un télescopique sept ans, pour environ 6 000 h au compteur, que vaudrait-il à la reprise ? »

Pare-brise tout en arrondi

L’habitable est aussi plus spacieux que dans l’ancien modèle. « La même hauteur, mais 30 cm de longueur en plus. Et un pare-brise tout en arrondi, sans arrête, en faveur de la visibilité. » La commande de l’avancement est maintenant accessible depuis le levier de commande à droite. « Avant, il fallait lâcher le volant de la main gauche pour actionner l’inverseur. » L’accoudoir, « plus long, plus large et plus souple », soutient désormais tout le bras. « Ça épargne l’épaule quand on passe une journée à engranger des bottes. » Autre facilité appréciée, le dételage automatique : « J’appuie sur un bouton et un petit vérin déverrouille l’outil. Pas besoin de descendre enlever une goupille ou retirer une barre. » Sans oublier l’efficace système d’éclairage de phares à Led, « la nuit sans la nuit. » Une somme de petits détails qui améliorent le travail au quotidien sur un matériel « qui fait près de 900 h par an ». Toma Dagorn

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