Productions Agricoles

Maïs : Des enjeux faibles avant la mi-avril

Avant la mi-avril, les enjeux de semis du maïs sont relativement faibles et de bonnes conditions d’implantation doivent être privilégiées dans tous les cas.

Un réseau d’essais regroupant des sites en Bretagne et en Picardie a été conduit par Arvalis pendant 4 ans, entre 2011 et 2014. Huit essais ont été mis en place, avec 2 ou 3 dates de semis selon les sites et 3 variétés de précocité différentes. Le profil climatique des 4 campagnes a été suffisamment diversifié pour en tirer des enseignements intéressants. Les années 2011 et 2014 ont été plutôt très favorables, tout au long du cycle. Les années 2012 et 2013 ont connu des conditions de démarrage froides et humides, avec un déficit hydrique estival plus marqué en 2013.

Un écart entre maïs grain et maïs fourrage

Au niveau de la précocité, une avance de 15 jours au semis se traduit en moyenne par une avance de seulement 3 jours à la floraison. Sur le rendement fourrage, on enregistre en moyenne une légère baisse sur les semis précoces de la première décade d’avril (- 3 %) mais surtout une plus grande variabilité interannuelle. La qualité des maïs fourrage (UFL et Dinag) est globalement identique sur les semis d’avril, mais elle chute sur les semis du mois de mai.
En récolte grain, les semis très précoces de début avril apportent un faible gain de rendement (de l’ordre de + 2 %) par rapport aux semis de la deuxième quinzaine d’avril, avec toutefois une plus grande variabilité interannuelle. Sur les semis de mai, les rendements observés en maïs grain décrochent plus (-10 %) qu’en maïs fourrage (figure). La diminution de la composante poids de 1 000 grains explique l’essentiel de cette baisse de rendement en maïs grain.

Recommandations pour les semis précoce de maïs

Les essais réalisés entre 2011 et 2014, en sols de limons de Bretagne et de Picardie, ont montré que les enjeux liés à la date de semis étaient faibles sur la première quinzaine d’avril, notamment en maïs fourrage. Sur le mois d’avril, les conditions d’implantation apparaissent au moins aussi importantes que la date de semis. Quelle que soit la date retenue, il est indispensable d’attendre de parfaites conditions de ressuyage avant d’intervenir dans les parcelles. L’objectif est d’obtenir un profil sans semelle, sans lissage par les outils et sans compaction, ce qui facilitera la mise en place des racines. De plus, un sol ressuyé se réchauffe mieux. De même, si de bonnes conditions sont réunies début avril, mais avec des prévisions météo annonçant pluie et froid sur la période à venir, il sera préférable de différer la date de semis.

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Favoriser le démarrage

Les conditions climatiques pour l’installation de la culture seront souvent moins favorables pour des semis précoces. Tout ce qui favorisera le démarrage rapide de la culture sera à privilégier : variété à bonne vigueur au départ, engrais starter localisé dans la raie de semis. En semis précoces, mouches oscinies et géomyza sont autant à craindre que le taupin. Une protection insecticide en traitement de semences ou en micro-granulés dans la raie de semis sécurisera le peuplement. Enfin, en semis précoce, le recouvrement de l’inter-rang peut être lent et le re-salissement des parcelles peut exiger un renforcement du programme herbicide ou un rattrapage mécanique au moyen d’un binage. Arvalis-Institut du végétal

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