Nous avons mobilisé 110 millions d’euros pour effectuer des reports d’échéances de cotisations et des plans de paiement, et les avons mis à disposition des caisses », a déclaré Gérard Pelhate, président de la Caisse centrale de Mutualité sociale agricole (CCMSA). Il s’exprimait lors de la « conférence de presse de rentrée » de la MSA le 8 octobre.
La MSA a été particulièrement sollicitée cette année
La MSA a été particulièrement sollicitée cette année du fait des crises agricoles. D’abord celles du lait et des fruits et légumes. Pour ces deux secteurs « spécifiques », l’organisme de prestations sociales a débloqué 7,5 millions d’euros au titre de la prise en charge partielle des cotisations « pour les producteurs les plus vulnérables ». Mais il reste aussi des crises moins voyantes, comme celle du veau de boucherie, du lapin, de la viticulture et des céréales, a ajouté Gérard Pelhate. Pour ces secteurs, les producteurs ont des difficultés, à payer leurs cotisations à temps. Les 110 millions d’euros servent à accorder des échéanciers de paiement aux exploitants. En outre, en raison des crises agricoles, la MSA a « fourni un effort particulier » en doublant l’enveloppe de prise en charge partielle des cotisations. Cette enveloppe, fixée à 15 millions d’euros chaque année, est passée à 30 cette année, dans le cadre d’un plan d’urgence pour l’agriculture financé à parts égales par l’organisme et le ministère de l’Agriculture.
Des indemnités journalières pour les non-salariés agricoles
Concernant l’assurance-maladie des exploitants, la MSA « travaille avec les pouvoirs publics » sur l’amélioration de la prise en charge des risques : « Le régime des non-salariés agricoles est le seul à ne pas offrir un dispositif d’indemnisation pour compenser la perte due à une maladie ou à un accident de la vie privée ». Parmi les pistes : pour les arrêts de courte durée, la MSA souhaite la mise en place d’une indemnité journalière maladie qui permettrait de compenser la perte momentanée.