
Après une arrivée animée au Sommet de l’élevage le 7 octobre, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé dans son discours la gratuité du vaccin contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) pour tous les éleveurs en 2010. La prise en charge sera assurée par le budget de l’État pour 98 millions d’euros et par l’Europe pour le solde. Le vaccin lui-même et l’acte de vaccination seront gratuits mais les frais de déplacements resteront à la charge des éleveurs. Dès janvier 2010, des États généraux de la santé animale travailleront sur le dossier des nouvelles responsabilités à accorder aux éleveurs afin qu’ils puissent réaliser eux-mêmes la vaccination.
Assouplissement de la conditionnalité
Le ministre a aussi annoncé un assouplissement des BCAE, ou exigences de bonnes conditions agro-environnementales. Il y aura notamment : « Des dérogations concernant le retournement des prairies permanentes, pour les jeunes agriculteurs et pour les exploitations bénéficiant d’aides à la reconversion ; une tolérance pour tenir compte de la réalité des parcelles agricoles sur le remplacement à l’identique des prairies temporaires de plus de 5 ans ; un contrôle pragmatique du maintien des particularités topographiques. » Concernant la filière ovine, des travaux ont été engagés avec l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) pour développer les signes de qualité pour les agneaux.
La FNGDS regrette que les éleveurs ne puissent pas vacciner eux-mêmes
La Fédération nationale des groupes de défense sanitaire (GDS) prend acte, de l’annonce faite au Sommet de l’élevage par le ministre de l’Agriculture de maintenir l’obligation de vaccination contre la FCO pour la prochaine campagne. Mais considère que cette option ne saurait prendre tout son sens que dans le cadre d’une stratégie coordonnée au niveau de l’Union européenne. GDS France regrette que sa proposition d’offrir la possibilité aux éleveurs de vacciner eux-mêmes leurs animaux n’ait pas été retenue. « Cette proposition aurait présenté le double avantage d’une meilleure acceptabilité de la vaccination pour les éleveurs et d’un moindre coût pour la collectivité », estime les groupements de défense sanitaire. GDS France note cependant « avec satisfaction » l’engagement pris par le Ministre que la vaccination ne serait pas à la charge deséleveurs, mais « pour être tenu, cet engagement suppose notamment une tarification unique nationale fixée par l’Etat » et « la prise en charge dés maintenant dans tous les départements qui commencent leur campagne de prophylaxie ».