
Depuis le lancement du planning d’accouplement interactif, Prim’Holstein France enregistre une centaine de connexions par jour. Autant d’éleveurs qui apprivoisent un nouveau service interactif aux multiples possibilités.
Plus besoin d’attendre que l’Upra fournisse le planning d’accouplement. Aujourd’hui, de son bureau ou de son salon, tous les adhérents peuvent faire mouliner les ordinateurs pour choisir le taureau le plus adapté à leurs vaches. Et cela, aussi souvent qu’ils le souhaitent.
Choix des critères prioritaires
« La première opération consiste à trier les femelles à inséminer. Éventuellement, il est possible de constituer des groupes de vaches en fonction des objectifs, des défauts à corriger, etc. », explique Thierry Ménard, technicien. « L’éleveur borne ensuite le choix des taureaux en indiquant par exemple un Isu minimum en dessous duquel il ne veut pas descendre ». En fait, il a la possibilité de prioriser un des sept critères définis par l’unité de sélection : Isu ; production ; fonctionnels ; morphologie et production ; production, morphologie et fonctionnels ; morphologie ; morphologie et fonctionnels.
Pour personnaliser les accouplements, l’éleveur sélectionne les taureaux qu’il souhaite utiliser. Soit en se limitant à sa coopérative, soit en élargissant aux autres CIA français ou taureaux étrangers. « Il renseigne sur les achats de doses qu’il a réalisés ou qu’il envisage. Il suffit ensuite de lancer la recherche ».
« Le logiciel propose trois taureaux avec le taux de pertinence », poursuit T. Ménard, soulignant que la consanguinité sera au maximum de 7 %. En parallèle, un histogramme met en lumière les caractères à améliorer en priorité chez la vache étudiée (ex. : Isu, Inel, MO, etc.). Quand le taureau est sélectionné, l’éleveur voit également s’afficher à l’écran les index du veau à naître.
Mise en miroir de 2 taureaux
À partir ce de mois d’octobre, la bonbonne virtuelle créée par l’adhérent pourra être sauvegardée d’une connexion à l’autre. Ce qui permettra éventuellement d’affiner le planning d’accouplement ; le cas échéant en sélectionnant de nouveaux taureaux parus au catalogue. « À la fin de l’année, on pourra également mettre en miroir deux taureaux présélectionnés pour une vache », indique le technicien de Prim’Holstein France. De quoi répondre aux attentes des éleveurs les plus rigoureux en matière de sélection.
Reste que cette technologie au service de la sélection ne se destine pas à remplacer le choix ultime de l’homme. « Le technicien continuera de proposer des choix complémentaires. Des propositions aux petits oignons qui, au-delà des stricts index, tiennent compte des objectifs personnels de l’éleveur », conclut Thierry Ménard.
Didier Le Du
Image : La fiche produit fournit les index du veau à naître.