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Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°9983 |
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FNSEA / Trouver des réponses dans la voie législative - “Créer les conditions nationales” pour accompagner la dérégulation
 


Jean-Michel Lemétayer, le 8 octobre lors de son audition devant la commission économique de l’Assemblée nationale a expliqué, « qu’avant même d’aborder le détail des articles de la loi de modernisation agricole, l’exposé des motifs de cette loi est très important ». Dans un document distribué aux parlementaires, la FNSEA met en avant « une double volonté » qui doit orienter cette loi. Il s’agit de « maintenir des exploitations à taille familiale sur l’ensemble des territoires » et de « posséder des secteurs de transformation et de commercialisation efficients ».


Rectifier le tir


Le leader de la FNSEA a insisté sur l’opportunité de cette loi dans un contexte où la Pac en moins de 15 ans est passée d’une politique de gestion des marchés à l’aide directe à l’hectare. Le producteur est donc laissé seul sans protection face au marché. C’est dans ce contexte que la loi doit donc permettre de rectifier le tir. En effet, la FNSEA ne croit pas à un retour arrière de la Pac même si « certains gouvernements sont intervenus auprès de la Commission européenne pour tenter de rétablir des outils de gestion de marché ». Il faut donc trouver des réponses « dans la voie législative » dans un contexte économique « difficile » avant une prochaine étape de la Pac programmée en 2013 et une discussion budgétaire en 2010. Le problème est qu’une réponse seulement structurelle ne suffira pas à répondre à la crise agricole.


« Le terrain n’entend plus »


Et Jean-Michel Lemétayer se fait le porte-parole du terrain qui « n’entend plus ». « Vous pouvez faire tous les textes que vous voulez dans cette loi, il faut du conjoncturel », a rappelé le responsable syndical aux députés. « Vous verrez le jour de mobilisation du 16 octobre », prévenait-il, convaincu d’une forte mobilisation toutes productions agricoles confondues. « Il faut entendre le terrain ! », lance-t-il aux députés.


Et de citer l’exemple de la contractualisation auquel « le terrain ne croit pas ». Pourquoi ? « Parce qu’ils ont cru qu’on les laissait seul face à l’aval ». « Je ne veux pas faire des producteurs agricoles des salariés à la maison », martèle le leader de la FNSEA qui, malgré les réticences du terrain sur cette question se pose toujours en défenseur de la contractualisation. « Il faut sécuriser la relation entre les producteurs et l’industrie en aval », explique-t-il. L’idée qu’il défend est même « d’aller plus loin » … Jusqu’à la distribution. « Le souci est de sortir de l’ambiance dans laquelle nous sommes et fonder une relation de vrais partenaires ». Cette vision positive des relations entre les agriculteurs et les distributeurs bute déjà sur le non-respect des lois existantes. « Dans le secteur des fruits et légumes, les rabais et ristournes continuent d’être pratiqués », condamne le président de la FNSEA. Une minimum de cohérence réclame qu’une « loi soit appliquée ». Le président de la Commission économique, Patrick Ollier promet que « des députés en petit commando, vont aller sur le terrain de la grande distribution pour vérifier leur pratique ». « Cela va faire du bruit ! », assure-t-il.






Réactions 


Coordination Rurale : « Des groupes de travail séduisants mais qui partent dans tous les sens »


«Même si les groupes de travail sont séduisants, on est tellement nombreux autour de la table que cela finit par partir dans tous les sens », résume François Lucas, le président de la Coordination rurale (CR). Cette promesse d’une loi agricole faite par de Nicolas Sarkozy en février 2009 est « menée à la hussarde » avec des groupes de travail regroupant un panel d’experts « très large » en passant des consommateurs aux environnementalistes. Alors la volonté de faire une « loi ramassée » qui sera la « quatrième en dix ans » apparaît difficile. Forcément, on reprend « tout ce qui a été identifié depuis 10 ans et on aboutit à un catalogue de propositions très vastes ». Pour la CR, il faut se concentrer que la fiscalité, le foncier et la TVA sociale. Autre grand sujet de Nicolas Sarkozy à savoir le dialogue social, « peu exploré en agriculture » mérite de poser la question de « la modernisation des interprofessions et des critères de représentativité syndicale ». Pour la CR ce sujet doit faire partie de la LMA. « J’ai fait le compte, il y a 26 commissions nationales où la FNSEA est la seule à siéger », conclut François Lucas.



 


Confédération Paysanne : « On survole tous les sujets »



Après trois semaines de concertations pour la préparation de la Loi de modernisation de l’agriculture (LMA), la Confédération paysanne est quelque peu sceptique sur la méthode. « Tout va très vite, on n’a pas le temps de se retourner ; on survole tous les sujets », commente Véronique Villain, secrétaire générale de la Confédération paysanne. « Sous prétexte de concertation, on a l’impression que l’administration pioche et valide les idées émises qui lui conviennent consensus ou non, ajoute-t-elle. La présentation en cavalcade de cette consultation a tendance à nous étourdir : c’est un lourd travail pour l’administration et les professionnels ». En résumé le syndicat se montre très prudent quant à cette loi. Ainsi, « la contractualisation revient en force ». « Après avoir été sortie par la porte au regard des récents événements, j’ai l’impression qu’elle revient par la fenêtre », résume la syndicaliste. Autre sujet d’inquiétude la place des syndicats minoritaires dans les interprofessions. « Ne pas intégrer les minoritaires dans les interprofessions notamment au Cniel m’apparaît intenable dans le contexte actuel, conclut-elle. Il n’y a plus d’alternative possible aujourd’hui




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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 22 Octobre 2009
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