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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°9968 |
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Lait / Modification des aides PAC - La production laitière peu affectée
 

Suite à l'accord européen de novembre 2008, les choix réalisés par la France ne vont pas impacter fortement les résultats des élevages laitiers. Des simulations ont été réalisées par CerFrance Bretagne. L'exemple d'une exploitation laitière avec Luc Mangelinck, de Cerfrance Ille-et-Vilaine.


600 euros de moins


La simulation a été réalisée sur un élevage moyen, produisant 310 000 L de lait (45 vaches) et ayant une SAU totale de 61 ha, le maïs représentant 35 % de la surface fourragère. "L'élément nouveau, c'est le découplage total des aides", souligne Luc Mangelinck. Concrètement, pour cet éleveur,
- les DPU existants sont réduits de 5 % (article 68)
- les aides COP couplées en 2009, sont réaffectées pour 45 % aux DPU 
- les PAB couplées en 2009 sont réaffectées pour 87 % aux DPU
- Deux nouveaux DPU sont créés : un DPU herbe 80 euros/ha pour 27 ha dans l'exemple et un DPU maïs (20 euros/ha) avec un plafond de15 ha (300 euros).
Le calcul, avant modulation, aboutit à une quasi-équivalence du montant des aides, à quelques euros près, les baisses étant compensées par les nouveaux DPU. "Par contre, la modulation passe de 7 % en 2009 à 10 % en 2012 et l'incidence est de l'ordre de 600 euros pour l'exploitation".


La marge et l'EBE


On constate également que les exploitations herbe sont moins touchées que celles qui ont un système fourrager à base de maïs. En effet, avec 35 % de maïs dans la SFP, les aides PAC baissent de 600 euros, après modulation. "Par contre, avec 50 % de maïs, les aides diminuent de 1 390 euros, alors qu'avec 25 % de maïs, elles sont quasiment stables
(- 40 euros). Le complément herbe n'est pas très incitatif", estime L. Mangelinck. Malgré la baisse, les exploitations avec 50 % de maïs ont une aide moyenne/ha de 372 euros contre 339 euros pour celles qui ont 25 % de maïs.     
"La totalité des aides étant découplées, le raisonnement économique devient essentiel avec les critères classiques comme la marge brute lait, voire l'EBE en déduisant les charges de structure spécifiques à l'atelier lait". Plus que jamais, l'objectif reste l'optimisation du couple Produit-charge, pour la référence laitière à produire.


Incidence sur le système fourrager


Cette modification des aides PAC justifie-t-elle une modification du système fourrager ? Sauf cas particulier (MAE, bio…), le système fourrager résulte déjà d'une réflexion de l'éleveur sur quelques années et d'une évolution progressive en fonction des contraintes de l'exploitation, notamment la dispersion du parcellaire, le potentiel de rendement…  
"Une augmentation de la part de l'herbe ne peut se justifier que dans les cas où l'exploitation se fait par pâturage", déclare l'ingénieur d'études. "S'il s'agit d'augmenter la part d'herbe et de la mettre en conserve, la rentabilité supplémentaire est très aléatoire". La modification éventuelle d'un système fourrager doit tenir compte non seulement du coût de l'UF mais également du rendement, des contraintes de temps de travail, de distribution…


Patrick Bégos  




Photo : La totalité des aides étant découplées, la rentabilité reposera sur l'optimisation du couple produit-charge, avec des postes essentiels comme l'alimentation.


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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Octobre 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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