Bruno Le Maire a annoncé le 22 septembre lors de la table ronde des fruits et légumes la volonté du gouvernement de faire baisser, via la réduction des charges sociales, de douze à moins de dix euros de l’heure le coût du travail saisonnier. Objectif : améliorer la compétitivité,des fruits et légumes français. « J’ai voulu qu’on fixe un cadre de travail, sur ces deux euros de baisse, pour aboutir dans les prochaines semaines », a-t-il ajouté. Cette mesure prendra effet, « après arbitrage interministériel », puis la décision elle-même sera annoncée fin octobre « par les plus hautes instances de l’État ».
Seulement les saisonniers
Ce projet de mesure d’allègement des charges ne concerne pour l’instant qu’une partie des charges patronales sur le travail des travailleurs occasionnels (TO). Il s’agit de la part dite « Sécurité sociale », qui porte sur la couverture de la maladie et de la vieillesse. Mais il reste d’autres parties qui ne figurent pas dans le projet d’allègement annoncé par le ministre, comme la couverture du chômage et des accidents du travail, a fait remarquer Angélique Delahaye, présidente des Producteurs de légumes de France, interrogée par la presse à la sortie de la table ronde. En outre, le chapitre des charges patronales sur le travail des permanents n’est pas encore ouvert. Or, le travail des salariés permanents est plus important en France dans le maraîchage qu’en Espagne, Italie et Allemagne, qui recourent davantage à la main-d’oeuvre saisonnière. D’autres projets de mesures ont été évoqués : parmi les mesures sur lesquelles le ministre a été le plus précis, figure la valorisation de l’électricité produite par les serristes qui font de la cogénération (production de chaleur et d’électricité).