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Morbihan (56)
Confédération Paysanne / Portes ouvertes en exploitation - Zoom sur des installations progressives
 

Convaincue que les responsables politiques sont en panne de solutions face à la crise, la Confédération Paysanne du Morbihan entend démontrer, en ouvrant les portes des trois exploitations, qu'une autre voie, moins gourmande en investissements et en intrants, est possible et souhaitable pour l'avenir de la profession.


Coûts de production


À l'EARL Brique-Heems (La Croix-Hélléan), Pierre Yann, installé depuis 1997, après tiers, vient d'accueillir sa compagne Murielle sur l'exploitation. Sans reprise de foncier, avec l'attribution d'un droit à produire supplémentaire. "Je me suis installé avec 200 000 litres de référence sur 54 hectares de SAU. Les investissements ont été progressifs. Aujourd'hui, la référence est de 300 000 litres pour deux UTH". Le système herbager prévaut. Seuls cinq hectares de maïs sont ensilés chaque année. Une dizaine d'hectares de céréales sont vendues. Le travail des terres est, pour l'essentiel, délégué à une entreprise. Une partie du matériel est en copropriété. La cohérence du système permet de maîtriser le coût de production.
Olivier et Béatrice Corbel, à Camors, sont engagés dans une conversion à l'agriculture biologique. Les 210 000 litres de référence sont produits sur 40 hectares. "Le système actuel est à bout de souffle. Peu rentable économiquement en raison du montant inconsidéré des investissements. Préjudiciable au niveau environnemental. Trop fragile humainement avec l'augmentation de la charge de travail". Olivier déplore cette fuite en avant, encouragée par le système dominant. Il expliquera ses motivations, lors de la porte ouvert, vidéo à l'appui.


Trouver du foncier


Yves Jardin s'est installé en 2007, sur 7,5 hectares, à Plumelec, en production maraîchère. "Je me suis installé pour moins de 100 000 euros, foncier compris". La production est vendue, pour les 2/3 sur les marchés locaux et, pour le tiers, en paniers. "Même en commune rurale, il est possible de vendre de grosses quantités en direct", se réjouit le producteur qui, malgré des contacts avancés, à préféré délaisser la restauration collective, du moins dans un premier temps. "Les contrats ne sont pas toujours faciles à respecter". L'objectif est d'optimiser la structure existante avant d'augmenter progressivement la surface couverte en tunnels. "La plus grande difficulté a été de trouver du foncier. J'ai cherché une petite structure pendant trois à quatre ans". Une surface suffisante pour un UTH. "Au niveau des débouchés, il y a de la place pour beaucoup d'autres producteurs comme moi". Les candidats à l'installation en maraîchage pourront échanger avec lui le dimanche 4 octobre.

Bernard Laurent


Photo : Les organisateurs de la journée du 4 octobre et les producteurs qui recevront les visiteurs sur leurs exploitations.







Portes ouvertes

EARL Brique-Heems à Villeneuve à la Croix Hélléan
Béatrice et Olivier Corbel à Coquerel en Camors
Yves Jardin à Kerhors en Plumelec



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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Octobre 2009
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La révolution rurale des années 60





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