Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°9915 |
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Ille et Vilaine (35)
Lait / Grève, épandages, blocages - La colère des producteurs
 

Comme dans les autres départements bretons, des actions chocs ont été menées depuis une quinzaine de jours en Ille-et-Vilaine et autour pour contester les prix bas du lait. Des manifestations conduites par l'Apli, la Confédération paysanne (CP) et la Coordination rurale (CR). Une réunion publique jeudi 17 au soir à Domalain, qui a réuni plus de 100 personnes, avait pour but de motiver les non grévistes à entrer dans le mouvement. Vendredi 18, c'est plus de deux millions de litres de lait qui ont été épandus par 250 à 300 tracteurs à Tanis, près du Mont-Saint-Michel. Une action fortement médiatisée.
Le même jour et les suivants, d'autres épandages ont été réalisés à Balazé, Bourgbarré, Retiers et Saint-Brice-en-Coglès. Les producteurs ont aussi poursuivi l'action "dons de lait" débutée il y a plusieurs semaines. A La Guerche-de-Bretagne, 500 litres ont été donnés. Lundi dernier, les actions ciblaient davantage les laiteries, avec le filtrage des camions à Retiers, Vitré, Saint-Brice-en-coglès, Montauban et L'Hermitage. "Nous avons bloqué des camions étrangers contenant de la crème et de la poudre (Tchéquie), de l'huile de goyave et de palme", précise Paul Daguin de la Confédération paysanne. Ce jeudi, de nouveaux blocages étaient prévus en direction des laiteries, notamment à Cesson et Vitré (blocage des camions de produits finis et des entrées de lait étranger).


Maintenir la pression


Les deux syndicats et l'Apli se montrent satisfaits de la mobilisation, mais souhaitaient maintenir la pression en fin de semaine. Beaucoup de producteurs reprochaient aux mesures annoncées en début de semaine par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire de "n'être que des rustines". Pour la CP, les actions doivent se poursuivre tant que des décisions ne sont pas prises pour réduire la production sur cette campagne. "Et le combat ne s'arrêtera pas avant qu'une régulation publique au niveau européen soit mise en place. Cette régulation doit s'adapter au marché, à la hausse comme à la baisse", déclare René Pouëssel, porte-parole départemental de la CP 35. Le syndicat rappelle par ailleurs qu'un maximum de producteurs de lait doit être sauvé. "Il n'y a pas trop de producteurs, il y a trop de lait sur le marché". Le syndicat reproche au gouvernement français de se servir de la crise actuelle pour restructurer la production laitière française.
La CR et l’OPL, sa branche laitière, ont salué l'action du ministre de l’Agriculture "qui a obtenu l’engagement des banques, de Groupama et Pacifica et de la MSA pour soutenir les producteurs de lait". En relativisant toutefois : "les actions doivent aboutir à un conseil extraordinaire des ministres européens de l’Agriculture avec à l'ordre du jour la remise en cause des mauvais choix de la Commission en matière de dérégulation du marché du lait". "Nous sommes adhérents depuis 3 ans à l'EMB (European Milk Board) qui défend au niveau européen une production flexible en fonction des marchés, sous le contrôle des pouvoirs publics", rappelle Marcel Billard de la CR 35. Pour le moment, la Suède, qui préside l’UE, n’envisage pas de convoquer une réunion des ministres de l’Agriculture début octobre.
Agnès Cussonneau


 


Photo : Plusieurs épandages de lait ont été réalisés en Ille-et-Vilaine.


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Date de l'article : semaine du N° du 25 Septembre au 1 Octobre 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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