Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°9864 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 30 juillet 2010) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Main-d’œuvre - Allo, un remplaçant pour demain ?
 

Un appel pour un remplacement en urgence à 10 h du matin. Un salarié présent sur l’exploitation à 17 h. La promptitude des services de remplacement ne tient pas d’un claquement de doigt. Elle s’appuie sur un réseau bien rodé et surtout bien organisé.


Du programmé à l’imprévu


Dans les locaux de Finistère Remplacement, à Quimper, deux responsables de secteur, Jean-Alain Péron, pour le Sud-Finistère, et Tanguy Héré, pour le Nord-Finistère, sont les chevilles ouvrières de l’organisation des plannings de l’association. « Notre rôle est de répondre à la demande ponctuelle ou régulière des 1 300 adhérents. Avec des remplacements prévus de longue date, donc programmables, et d’autres qui tombent d’une heure à l’autre », expliquent-ils. Et d’ajouter : « En moyenne, nous avons deux déclenchements de mission par jour. L’accident et la maladie représentent la moitié des remplacements ».
À l’autre bout du téléphone, une liste de techniciens de remplacement spécialisés par production. « Soixante-dix-sept équivalent temps plein travaillent pour Finistère Remplacement, soit une centaine de salariés au total », chiffre J.-A. Péron, en indiquant que la mise en relation de l’offre et de la demande doit répondre à des critères de spécialisation, d’autonomie, etc. Sans oublier la proximité géographique. « Un salarié intervient dans un rayon maximum de 30 km ».


Un service ouvert 7 jours sur 7


Reste que, s’il n’est pas toujours facile de composer avec les exigences propres des salariés et des agriculteurs, une chose est garantie pour l’adhérent : la certitude de se faire remplacer sur-le-champ dans le cas d’un imprévu (maladie, accident).
« Nous sommes joignables 7 jours sur 7 », indique T. Héré. « Pour être prioritaire, il faut néanmoins s’acquitter de la cotisation annuelle d’adhésion fixée à 100 € la première année et à 60 € les années suivantes (30 € pour les personnes suivantes). Sachant que pour bénéficier d’une prise en charge partielle du prix de la journée, l’agriculteur peut souscrire à une assurance collective individuelle. Elle est facultative. Par exemple, sur la base d’une souscription garantissant des indemnités journalières de 87 €, la somme restant à charge sera de 42 € par jour en lait et de 54,13 € en porc (base 8 heures) ».


Professionnalisation du service


Au-delà de l’organisation des plannings, les deux responsables de secteur consacrent un tiers de leur temps aux missions de terrain. Autrement dit, déployer les moyens humains pour que le remplacement se déroule au mieux. D’où une pédagogie constante auprès des salariés, mais aussi auprès des agriculteurs. « Par exemple, nous expliquons que l’amplitude horaire peut aller au maximum de 7 h du matin à 19 h. Le fait de revoir légèrement les horaires de traite permet parfois, sans nuire à l’élevage, de mieux organiser la journée du salarié qui a aussi une vie de famille ».
Bref, le service départemental de remplacement œuvre à « la professionnalisation du métier », comme le résume Marc Sparfel, administrateur. « Aujourd’hui, le technicien de remplacement arrive avec son matériel de base (crayon marqueur, testeur de clôture, carnet de ration…) garantissant un service de qualité. À l’agriculteur aussi de mettre tout en œuvre pour que la mission se passe dans la confiance (ex. : bien marquer les vaches taries) ».

D. Le Du






« Le cas où… » se prépare


L’accident n’est jamais prévisible. Mais le « au cas où » se prépare. Aujourd’hui, l’association Finistère Remplacement, qui se définit comme une structure de service et pas une agence d’intérim, cherche à faciliter le remplacement. D’une part, en recrutant et en formant des salariés compétents, mais aussi en incitant les adhérents à préparer l’accueil des techniciens de remplacement.
Un tuilage d’une demi-journée entre l’exploitant et le salarié est la situation idéale. « C’est la condition de réussite du remplacement », estime Tanguy Héré. Sans compter qu’un remplacement programmé se prépare : « Il faut qu’il y ait de l’aliment dans les silos, du fuel dans la cuve, des produits vétérinaires de base dans l’armoire à pharmacie, etc. ».
Reste que si un accident survient, tout cela n’aura évidemment pas été prévu. « D’où la nécessité de prévoir des fiches, au cas où… Sur ces fiches, il est intéressant de faire figurer les numéros à appeler en cas de besoin (vétérinaire, voisin, technicien aliment, dépanneur machine à traire ou à soupe, etc.). Sans oublier les autres renseignements utiles : localisation du compteur électrique, etc. Bref, tous les renseignements utiles au fonctionnement quotidien de l’élevage.






Légende : Jean-Alain Péron (assis) et Tanguy Héré, sont respectivement responsables de secteur pour le Sud et le Nord du département.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Septembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 10765 depuis 1997)