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Le film perforé à l'essai à Loyat (56) : La mini-serre s'avère efficace
 

Lutter contre le froid au semis et contre la sécheresse en croissance: les avantages du système Samco semblent intéressants pour assurer de bons rendements de maïs fourrage. "Un meilleur enracinement, plus dense et plus profond, permet à la plante de se développer et de produire des épis plus lourds". Les essais réalisés dans les parcelles de Loyat, en zone sèchante, confirment les propos de Rodolph Daval, technicien chez Pionner Semence.


30° C sous le film


Contrairement à la méthode traditionnelle où la plante sort du plastique dès la germination, le concept développé par Samco permet à la plante de pousser sous la bâche plastique pendant les quatre à six premières semaines. "La bâche agit comme une mini-serre. La plante ne souffre pas du froid. Elle est protégée du gel", explique Rodolph Daval. De fait, les semis peuvent être effectués plus tôt (18 mars dans les essais), avec des variétés aux indices supérieurs. "Sur Mauron, en sol nu, les indices sont autour de 250 à 260. En semis sous plastique classique, les agriculteurs conservent souvent les mêmes indices ou se permettent des indices supérieurs de 10 à 15 points, soit 270 à 280. Avec cette nouvelle machine, on pourrait monter à 350, voire plus. Ces variétés ont un potentiel de rendement supérieur de 4 à 5 tonnes par hectare", ajoute Yves Chauderlier, entrepreneur à Guilliers. Des sondes ont montré que la température sous film a atteint 30°C alors que la température du sol était de 13°C. Cette chaleur permet une meilleure minéralisation, évitant de fait, l'épandage d'un engrais starter. La rétention de l'humidité sous le film plastique limite l'évaporation et un éventuel stress hydrique.


Association de molécules


Le coût d'implantation est le même que celui d'un plastique classique. Le matériel comprend, à l'avant du tracteur, une réserve de produit phytosanitaire de 1 100 litres, pour le désherbage et à l'arrière le semoir proprement dit, de type Optima de Kverneland, les buses de pulvérisation et les supports de bobines de film. Le semis et le désherbage sont réalisés en un seul passage, sur 6 rangs. 
La machine pose la graine dans le sol, dans un petit sillon. Le sol est désherbé. Puis le film plastique est tendu. Il s'agit d'un film micro-perforé en usine. "Le désherbage s'effectue au semis. Il n'y a donc pas le droit à l'erreur. Les essais de traitement avec un seul produit semblent insuffisants. Les associations de deux molécules donnent, par contre, satisfaction", poursuit Rodolph Daval. Les essais concluants réalisés dans d'autres pays sont à relativiser. "La réglementation y est moins contraignante en terme d'utilisation de produits phytosanitaires". L'entrepreneur Yves Chauderlier souhaiterait conserver le matériel de semis, mis à sa disposition par Samco, jusqu'à l'an prochain pour réaliser des essais plus conséquents et valider la méthode de désherbage. Avant, peut-être, de s'équiper pour satisfaire une clientèle séduite par la nouvelle technique.

Bernard Laurent


Légende : Protégé du froid et des gelées, le plant de maïs perce le film plastique au bout de quatre à six semaines. Semé tôt, le risque de stress hydrique est moindre.


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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Septembre 2009
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