
Lundi, comme devant toutes les préfectures de Bretagne, des producteurs de lait se sont retrouvés à Quimper. À l’origine de cette mobilisation, un communiqué de la FRSEA dans la presse. Mais au final, ce sont essentiellement des livreurs à Entremont-Alliance, au-delà des frontières syndicales, qui ont fait part de leur inquiétude sur le devenir de leur laiterie.
Après un moment de flottement, les responsables lait de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont rappelé leur demande d’adapter l’offre de lait à la demande du marché (respect du quota européen). « Nous espérons que les voisins européens vont comprendre qu’il faut arrêter de produire », a plaidé Serge Le Doaré.
Sur la cas Entremont-Alliance, les syndicalistes ont exigé que « le prix interprofessionnel annoncé pour septembre soit appliqué jusqu’à décembre ». Quant à François Caradec, Jeunes Agriculteurs, il a martelé qu’il « n’est pas question pour les producteurs de mettre un euro dans le capital de Sodiaal ». Sachant que l’annonce à grand fracas d’un rapprochement entre Entremont et le groupe laitier normand n’est qu’au stade de début de négociations. Autrement dit, il n’y a pour l’heure aucun accord. D’aucuns émettant l’hypothèse qu’Albert Frères, l’actionnaire principal d’Entremont, n’a pas dit son dernier mot.
Reste que ce rassemblement a été aussi l’occasion d’apporter quelques éléments positifs dans un contexte particulièrement déprimé. « Nous avons le meilleur coût de collecte en Europe. Et c’est bien parce que la Bretagne est un bassin de production intéressant que deux groupes se sont intéressés à la reprise d’Entremont », estime F. Caradec.
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Photo : Une centaine de producteurs se sont réunis lundi soir devant la préfecture.