
Ce rassemblement intervenait à la veille de l’audition de Mariann Fischer Boel devant le Parlement européen. « Les députés européens ont compris les problèmes de la filière laitière. Il faut maintenant qu’ils profitent du nouveau pouvoir qui leur est octroyé pour faire plier la Commission qui ne voit l’avenir qu’à travers l’ultralibéralisme », commente Vincent Pennober, responsable du syndicat finistérien.
« La situation des producteurs de lait continue de se dégrader et, à ce jour, aucune mesure politique autre que la contractualisation n’a été envisagée », regrette le leader syndical. Et d’ajouter : « Cet outil n’est qu’une forme d’intégration telle que la subit la majorité des producteurs de porc ».
« Mobilisée pour le maintien des quotas, pour un prix du lait rémunérateur et contre la contractualisation », l’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère exige des pouvoirs publics « une maîtrise et une répartition de la production ». Et d’interpeller les élus sur le fait que « la restructuration laitière a déjà eu lieu dans les exploitations. Nous avons un système qui tient économiquement la route avec des ateliers de 300 000 litres sur une cinquantaine d’hectares. Pourquoi, pour qui, aller encore plus loin ? Fait nouveau : cette analyse est aujourd’hui partagée par certains adhérents de la FDSEA », explique V. Pennober qui donne rendez-vous lundi 7 septembre, pour une mobilisation régionale, à Rennes.
Photo : Après avoir intercepté un camion d’Entremont, les producteurs se sont réunis à la DDEA.