
On ne peut jamais être sûr de réussir un recrutement. Le besoin d’un collaborateur pour occuper des fonctions correspond aux besoins de l’entreprise à un moment donné, et il faudra recruter parmi les personnes disponibles à ce moment là.
En revanche, il est possible de fiabiliser cette démarche en s’entourant d’indicateurs permettant de limiter le risque lié au recrutement. Car, au final, la démarche relève toujours de l’humain.
Pour opérer un bon recrutement, il faut au préalable avoir défini des fonctions et les avoir inscrites dans le schéma quotidien de fonctionnement de l’entreprise. Vient ensuite la publication d’une annonce qui, bien rédigée, doit vous permettre d’attirer le maximum de candidats à fort potentiel. Mettez à profit l’analyse des candidatures et les entretiens pour vous assurer de la corrélation entre un candidat, le poste et l’entreprise.
Une fois votre choix fait, facilitez l’intégration du nouveau collaborateur. En lui réservant un bon accueil, vous favorisez son implication future. Cette phase est plus importante qu’il n’y paraît pour les deux parties. La nouvelle recrue se projette dans sa future relation de travail et dans la façon dont l’entreprise va l’accompagner. Le chef d’entreprise peut, quant à lui, vérifier les « points de vigilance », à propos desquels des questions subsistent malgré le process de recrutement.
Intégration : ne pas brûler les étapes
Plusieurs étapes sont recommandées pour une prise de fonction réussie.
- Informer le ou les autres salariés de l’arrivée du nouveau collaborateur
Expliquez les raisons de l’embauche, la mission, les fonctions et poste qu’occupera le nouveau dans l’équipe. De même, selon le type de poste, il pourra être intéressant d’informer les clients, fournisseurs, comptable… de son recrutement.
- Préparer son arrivée sur le plan matériel
Il s’agit de prévoir tout l’équipement nécessaire au bon déroulement de son travail : chaussures ou bottes de sécurité, casque, gants, téléphone portable, bureau, ligne téléphonique, ordinateur, adresse mail…
- Réserver du temps pour l’accueil
Bloquez quelques heures pour accueillir le nouveau venu. Ce temps permettra d’établir un lien. Vous pourrez également lui faire signer son contrat de travail, lui remettre sa fiche de poste, lui détailler l’organigramme de l’entreprise, son activité, ses clients…
- Être clair sur les règles du jeu C’est à ce moment que vous devez revenir sur les objectifs fixés, leurs délais de réalisation ainsi que sur les règles du jeu à respecter.
- Conclure un « pacte »
À l’issue de cet entretien, concluez un pacte où chacun pourra, dans un cadre clairement fixé, travailler en confiance au projet de l’entreprise. Une bonne intégration est un message positif que vous adressez au salarié. Cette phase doit aussi lui permettre de vous identifier comme manager.
- Fixez des étapes
Identifiez les différentes étapes à suivre dans l’accomplissement progressif des tâches. Dans le même temps, arrêtez ensemble des dates d’entretien où vous validerez avec lui le franchissement de ces étapes.
- Présentez-le à ses collègues et impliquez-les
Il est préférable de lui présenter ses collègues suite à l’entretien. Il prendra ainsi ses marques grâce aux explications que vous aurez pu fournir. Vous pourrez même désigner un « tuteur », chargé de l’accompagner plus particulièrement sur tel ou tel aspect de sa mission.
- Soutenez-le
Les premiers mois, vous devez être un véritable soutien pour ce nouveau collaborateur afin de vous assurer de son évolution et de son épanouissement au sein de l’entreprise.
Dorothée Rouault,
CER FRANCE Ille-et-Vilaine
Photo : Il faut se réserver du temps pour formaliser l’accueil du nouveau salarié.