
Les importations françaises de viande d’agneaux ont progressé de 7 % durant les cinq premiers mois de l’année. Dans la même période, la production nationale a chuté de 10 % (à 35 000 tonnes équivalent carcasse). Le maintien de la consommation des ménages s’est donc de nouveau fait au profit des viandes d’importations (Irlande, Royaume-Uni et Nouvelle-Zélande principalement). Le cours de l’agneau « entrée abattoir », à 5,73 euros/Kg de carcasse dépasse de 5 % son niveau déjà élevé de 2008 et se situe 32 % au dessus de la moyenne européenne. Les exportateurs s’orientent donc logiquement vers le marché français pour valoriser leur production.
Chute historique de la production en Nouvelle-Zélande
Les principaux pays exportateurs ont, en effet, augmenté leurs envois vers l’Hexagone alors que leur production est en baisse. L’Irlande où la production est en recul de 7 % par rapport à 2008 a intensifié ses ventes en France de 8 % au détriment du Royaume-Uni
(-31 %) fortement touché par la crise économique. Au Royaume-Uni la situation est similaire avec une chute des abattages de 10 % sur les cinq premiers mois de l’année et des exportations en hausse (+3 %). Les opérateurs anglais profitent en plus du faible niveau de la livre sterling. Sur la campagne 2008/2009, la production Néo-zélandaise devrait enregistrer une chute historique de 16 %. Ce qui n’a pas empêché les exportations de l’archipel vers la France de progresser de 9 %. Les décisions du bilan de santé de la Pac devraient permettre d’inverser la tendance. En attendant leur mise en application, la filière ovine française continue donc à s’enfoncer.
Photo : Durant les 5 premiers mois de l'année, la production française de viande d'agneaux a chuté de 10 %. Elle a été compensée par une hausse des importations.