Les 45 000 t de pintades produites en France ne représentent que 2,5 % de la production nationale de volailles. C'est peu, mais la pintade tient sa place dans le panel des viandes proposées aux consommateurs. "Les volumes sont en hausse, les mises en place progressent en effet de 4,4 % au premier semestre 2009, malgré un contexte de crise et de diminution de pouvoir d'achat", souligne Guy Bergès, président du CIP (comité interprofessionnel de la pintade). Cette hausse intervient après plusieurs années de baisse.
Plus de découpes
Globalement, la consommation augmente de 8,5 % sur le premier semestre alors que les autres volailles progressent de 1,6 %, sur la même période. "La progression est surtout liée au développement de la découpe de pintade standard (+ 20 % en 2008). Par contre, les pintades certifiées en label sont en baisse de 4,1 % par an, depuis 2003", précise Jean Champagne, délégué du CIP.
L'exportation est également dans un contexte favorable avec une augmentation de 15 % des expéditions de carcasses fraîches depuis 2003 et de 9 % pour l'année 2008. La progression en congelé est même plus importante : + 94 % en 5 ans. L'interprofession (CIP) souhaite encourager cette progression en poursuivant ses investissements dans des campagnes de promotion en Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, mais aussi Espagne et Japon. Ces dernières années, la France a conforté sa place de leader mondial en pintade avec 86 % de la production totale.
Poursuivre les promotions
Pour les professionnels, le principal frein à la consommation de pintade en France, c'est son manque de visibilité et de référencement dans les rayons des grandes surfaces. Le président du CIP a demandé une aide de l'état pour soutenir la consommation sur le marché français.
Alain Melot, président de la FIA (Fédération des industries avicoles) a encouragé les acteurs de la filière à engager des actions communes. "Il faut proposer à la grande distribution une offre globale en volailles. À mener des actions, chacun de son côté, nous sommes tous perdants", a déclaré le président des industriels. Un appel à mener à bien le dossier de l'interprofession unique pour toutes les volailles.
Patrick Bégos