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Lait / Pour ajuster les livraisons - Traire une fois par jour pendant 10 semaines
 


Pour des raisons liées à l’organisation des expérimentations, les vêlages sont très groupés à la ferme des Trinottières (80 % de septembre à début décembre). « De ce fait, le prévisionnel de livraison est connu tardivement et le temps pour réagir est limité », indique Jean-Michel Lamy, responsable de la ferme expérimentale laitière.


Solution pour gérer le quota


« Lors d’une probable sous réalisation, nous avons la possibilité d’introduire des génisses initialement prévues à la vente, d’augmenter le niveau de complémentation… », poursuit le responsable des essais. « Par contre, lorsque le risque de dépassement est annoncé, les solutions sont plus limitées d’autant que les rations expérimentales ne peuvent être modifiées et qu’il est impératif de conserver un effectif suffisant de vaches pour engager sur de bonnes bases l’allotement de l’essai suivant ».


Les bons démarrages en lactation, combinés à de hauts niveaux protéiques sur les rations expérimentales (95 g de PDI par kg de MS), conduisaient, en 2009, à un dépassement voisin de 50 à 60 000 litres, soit 5 - 6 % de la référence laitière. « La réduction des effectifs vaches laitières avec la vente de vaches en lait, de réforme et de génisses amouillantes ne suffisaient pas pour maîtriser la production ».


L’état sanitaire du troupeau et notamment le faible niveau cellulaire permettait d’envisager la monotraite dès le début de l’année 2009 sur la partie du troupeau hors expérimentation, soit près de 60 vaches laitières. « Cette solution était réversible au cas où des problèmes sanitaires se manifesteraient », note J.M. Lamy.


Limiter l’apport de concentré


Une quinzaine de jours avant la suppression d’une traite quotidienne, l’apport de concentré a été limité à 2,5 kg de tourteau de colza, soit une concentration de 75 à 80 g de PDI par kg de MS en fonction de l’ingestion réelle du troupeau. « Les animaux en monotraite se sont rapidement habitués malgré la présence à proximité des vaches en expérimentation traites deux fois par jour ».


A cette période, l’effectif moyen était de 106 vaches laitières, 64 d’entre elles ont connu une période de monotraite plus ou moins longue en fonction de la réorganisation des différents lots liés aux expérimentations, au tarissement et vêlages des vaches plus décalées. La durée moyenne de monotraite par vache était de 10 semaines avec des variations de 2 à 11 semaines.


Baisse de production de 24 %


L’analyse des résultats a été réalisée sur un lot de 24 vaches laitières ayant connu la monotraite sur l’ensemble des 11 semaines et sur un lot de 9 vaches qui ont connu la monotraite dès le vêlage.


Le stade moyen de lactation de ce premier lot composé de 6 primipares et 18 multipares était de 3,8 mois. « Ne disposant pas de lot témoin pour apprécier l’effet de la monotraite, nous avons comparé les performances des animaux à une courbe théorique simulant la production qu’elles auraient dû avoir ».


Cette courbe théorique a été obtenue en appliquant sur les performances enregistrées, les semaines précédant la monotraite, les persistances habituellement observées aux Trinottières en fonction du stade physiologique et du rang de lactation. 


« Une fois la monotraite engagée, la persistance est comparable à celle habituellement observée en 2 traites. Cela est illustré par les courbes parallèles entre production réelle et théorique ».


La baisse de production est estimée en moyenne à 24 % avec une production moyenne de 23,9 kg comparée à l’estimation d’une production de 32,4 kg avec 2 traites (graphique 1). Lors de la reprise des deux traites quotidiennes, le niveau de production des animaux est proche du niveau attendu (29,2 kg).


Photo : La ferme expérimentale des Trinottières, dans le Maine-et-Loire, a mesuré les effets d’une traite par jour sur un troupeau à fort potentiel.





Les vaches en début de lactation



Neuf vaches dont 3 primipares ont débuté leur lactation en monotraite. La monotraite a été en moyenne de 6 semaines. Le retour à 2 traites s’est traduit par une augmentation des performances laitières de 40 %. La production laitière de 22,9 kg en monotraite est passée à 32,1 kg.


« D’un point de vue sanitaire, il est difficile de conclure de manière certaine. Il semble cependant que le nombre de mammites ait été légèrement plus important dans le lot « monotraite ». Par contre, les taux cellulaires moyens du troupeau n’ont pas été dégradés avec en moyenne 128 000 cellules/ml pendant la période de monotraite (graphique 3) ».







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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 23 Juillet 2009
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