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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°9690 |
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Lait / Entremont Alliance - L’association d’éleveurs veut s’imposer
 


Les huit rencontres organisées dans les quatre départements bretons ont fait le plein. La présence de nombreux éleveurs aux réunions d’information montre l’attente et la détermination des producteurs « à ne plus être les financeurs à bon compte des actionnaires de la CNP, Compagnie nationale à portefeuille, l’actionnaire principal d’Entremont Alliance ».


Ultimatum au 15 juillet


La nouvelle association qui espère atteindre, « au minimum 80 % d’adhésion » chez les 5 500 livreurs bretons, se donne pour mission de faire toute la lumière sur le fonctionnement financier de l’entreprise. Et de peser sur l’avenir de celle-ci. Avec un ultimatum fixé au 15 juillet. « Il faut que l’entreprise soit cédée ou fusionne au plus vite. Le but premier étant d’assurer la collecte chez tous les livreurs et d’assurer les débouchés ».


Cédée au plus vite, mais pas entre n’importe quelles mains. « Nous voulons une entreprise pérenne qui paye le lait au même prix que les autres », explique Ronan Le Meur, vice-président pour le Finistère, qui parle d’un travail de fond mené entre l’AEBEA et les services de l’Etat. Et, si les pistes de reprise sont souvent évoquées (Lactalis, Bongrain-Sodiaal), voire souhaitées (Laïta), il en est d’autres que l’association ne veut pas. « Pas question de continuer dans une logique de financiarisation où le producteur est la variable d’ajustement pour servir des dividendes aux actionnaires ». Pas davantage d’affinités pour une reprise par « les géants d’Europe du Nord qui auront une approche similaire, comme le montre l’expérience des Danois avec les Anglais ».


« 62 millions investis par les éleveurs »


Les représentants de l’association calculent que « les actionnaires actuels se sont déjà fait 40 millions d’euros sur le dos des producteurs sur les mois de mai et juin ». Et R. Le Meur d’expliquer : « Chez Entremont Alliance, la flexibilité s’applique depuis 2004. Elle avait pour but d’aider l’entreprise à s’orienter vers des produits à plus haute valeur ajoutée. On s’aperçoit que les dirigeants sont des incapables. En 5 ans, c’est 62 millions d’euros qui ont ainsi été investis par les éleveurs dans l’entreprise. Tout cela pour être les moins bien payés 5 ans après ».


Au regard d’une situation qu’elle juge inadmissible, l’association en appelle à la régularisation des paiements pour les livraisons de mai et juin 2009. « Conformément aux orientations interprofessionnelles, les producteurs, via l’AEBEA, vont adresser  des factures, avant le 31 juillet, pour réclamer la somme de 28,50 €/1 000 litres sur les mois de mai et juin ». Les représentants de l’AEBEA estimant que des entreprises bretonnes « avec des mix-produits équivalents ont réussi à payer le lait à ce prix ».


Didier Le Du


Photo : A l’issue de la réunion d’information, les producteurs étaient invités à retirer les documents d’adhésion et les modèles de facturation pour réclamer la somme de 28,50 €/1 000 litres sur les mois de mai et juin. 

>>>> Contact


Maison de l’agriculture, Technopôle Atalante Champeaux, rond-point Maurice Le Lannou, CS 14226 35042 Rennes cedex – e.mail : assoproducteurs.entremont@yahoo.fr - Adhésion : 10 €.





Dans les coulisses


Selon l’AEBEA, Entremont Alliance affiche 376 millions de dettes pour un capital de 850 à 900 millions, dont « la moitié à 2/3 sont déjà mangés ». Le résultat du 1er trimestre 2009 est quant à lui évalué à – 17 millions d’euros. Un résultat pris avec prudence par l’association qui fait référence à la filiale Eurosérum qui plomberait artificiellement les résultats.


Aujourd’hui, l’entreprise qui collecte 2 milliards de litres dont 1,7 milliard en Bretagne est suivie par le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle) et soutenue par 5 banques jusqu’au 30 septembre 2009. La profession, en lien avec les services de la préfecture régionale, « travaille sur un plan de restructuration-cession » qui s’adosse sur une enveloppe nationale de 8 milliards d’euros tous secteurs confondus.


L’objectif de l’association est de « faire barrage » à la CNP qui détient la grosse majorité du capital (« la maison mère Entremont représente moins de 1 à 2 % du portefeuille »). Les producteurs comptent « récupérer 62 millions d’euros investis dans l’entreprise ».







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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Juillet 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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