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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°9676 |
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Volailles / David Labbé à Plourivo (22) - "J'ai préféré rénover l'élevage en m'installant"
 

J'ai toujours souhaité m'installer dans l'aviculture", confie David Labbé, de Plourivo. Après son BTS Acse et un certificat de spécialisation avicole à Ploufragan, il a accumulé de l'expérience en étant technicien pendant 8 ans et demi. L'opportunité de l'installation s'est présentée au départ en retraite des parents, aviculteurs depuis 30 ans.


Meilleure ambiance


Les deux poulaillers (1350 m2 chacun) datent de 1979 et 1987. "Ils sont en bon état, mais j'ai souhaité les adapter au contexte actuel de production en passant d'une ventilation statique à une ventilation dynamique de type Colorado", précise l'éleveur. "Par cette modification, je voulais améliorer l'ambiance, faciliter les réglages et surtout obtenir de bons résultats technico-économiques".   
Le lanterneau a été fermé et les trappes de côté ont été modifiées. David a installé, dans chaque poulailler, 5 turbines de 40 000 m3/h et 6 ventilateurs de 12 000 m3/h ainsi que 63 trappes Kan'air. L'ensemble est géré par un boîtier de régulation Avitouch. Au démarrage, seule une trappe sur 3 est ouverte pour avoir un minimum de circulation d'air sur les poussins.


Comparer et comprendre


Pour Yannick Le Corre, responsable commercial de Tuffigo,  "le nouvel équipement de ventilation permet une optimisation de l'ambiance tout au long de l'année". Il permet aussi de conserver l'historique des lots sur 18 mois pour les critères importants : consommation d'eau, d'aliment, de gaz et d'électricité, mini et maxi de température. "Avec toutes ces données, l'éleveur peut comparer les résultats pour une même période et comprendre pourquoi un lot a donné de bons ou mauvais résultats".
L'investissement global s'élève à 82 euros/m2 dont 42 euros/m2 pour l'achat (bâtiments, foncier et petit matériel), 37,50 euros/m2 de rénovation (menuiserie, ventilation, électricité, trappes, raccordements) et 2,20 euros/m2 pour l'aspect réglementaire (épandage). L'ensemble est financé par prêt JA et prêt complémentaire CMB. Les nouvelles normes phosphore (100 kg/ha) ont été appliquées. "Il me faut 210 ha de plan d'épandage pour 2 700 m2 de poulaillers", souligne David. "J'ai moi-même 30 ha de cultures et grâce à la proximité de la zone légumière, j'ai pu rassembler les 180 ha nécessaires pour boucler mon plan".


Croissance et indice


Depuis la rénovation, l'éleveur  a produit 2 lots de poulets Rustivol. "En comparant les lots avant après rénovation, on peut observer un gain de 2 jours d'élevage pour un même poids et une amélioration de l'indice de consommation de 0,016", déclare Franck Hamard, d'Univol. "L'objectif est de produire du poulet Rustivol de 1,4 kg, à partir de souches JA 957 en moins de 40 jours avec un indice inférieur à 1,90". La marge PA/m2/lot devrait se situer autour de 8,20 euros, soit près de 53 euros/m2/an pour 6,5 lots. C'est 4 à 5 euros/m2/an de plus qu'avant. Il faut y rajouter l'économie de gaz et l'amélioration des conditions de travail. 
"Nous avons la conviction que le métier d'aviculteur a de l'avenir et nous le montrons en accompagnant par des aides, les éleveurs qui s'engagent dans la rénovation de leurs outils", confie Pascale Madec, d'Univol. À défaut de pouvoir construire des poulaillers neufs, la rénovation est l'une des pistes pour maintenir la compétitivité de la filière bretonne. Univol (400 000 m2 et 200 producteurs) assure l'approvisionnement à 100 % de l'abattoir Gastronome de Languidic (450 000 poulets/semaine) et à 80 % l'abattoir Tilly-Sabco de Guerlesquin (800 000 poulets/semaine). Les poussins sont produits par le couvoir de Cléden-Poher (29).

Patrick Bégos  


 


Photo : De gauche à droite Jean Luc Hervé et Jean-Pierre Garion, membres de la commission filière Univol, David Labbé, Pascale Madec et Franck Hamard d'Univol.

 






Complémentarité export-frais

"Nos débouchés en viande fraîche sur l'Europe et en congelé à l'exportation vers les pays tiers sont complémentaires et nous assurent dans les conditions actuelles, des durées vides sanitaires correctes et une vitesse de rotation rapide", déclare Jean-Pierre Garion, membre du comité de filière Univol. Les marges PA intéressantes permettent aux éleveurs d'investir en ayant suffisamment de visibilité. Les souches JA 957 et 987 issues de poules de souche fermière et de père de souche classique apportent de la rusticité et de la souplesse dans l'obtention des calibres souhaités : poulets de 35 jours (1,25 kg) à 50 jours (1,9 à 2 kg). "La rusticité permet également de réduire les charges d'élevage, notamment les frais de santé. Les qualités gustatives et organoleptiques des souches JA correspondent bien aux souhaits actuels des consommateurs".  



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Date de l'article : semaine du N° du 3 au 9 Juillet 2009
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La révolution rurale des années 60





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