
Deux systèmes de guidage orientent la bineuse acquise par l’Intercuma l’Entente de Saint-Etienne en Coglès, entièrement autonome derrière le tracteur. Elle est équipée d’un guidage par caméra qui détecte les rangs de maïs. Lors de l’étalonnage de la caméra, le chauffeur signale au boitier quelques informations concernant les rangs de maïs (hauteur approximative, largeur du rang). "Ces informations vont aider à distinguer les adventices des pieds de maïs", explique Olivier Le Mouël, conseiller à la FDCuma 35.
Un autre système de guidage a également été ajouté : il s’agit d’un système de palpeurs qui réagissent au contact des pieds de maïs. "Etant donné l’autonomie de la bineuse, cela permet d’augmenter la vitesse d’avancement tout en travaillant au plus près du rang. Sur les premiers chantiers réalisés, le débit a atteint 2,5 ha par heure. Sans système de guidage, le débit serait moindre".
Le tracteur est équipé de roues étroites non seulement pour limiter l’écrasement en bout de parcelles, mais surtout pour être plus à l’aise pour circuler entre les rangs. La bineuse est également équipée d’un semoir afin de réaliser des semis sous couverts. Par exemple, le ray-grass implanté lors du dernier binage va se développer sous le maïs pour atteindre un stade végétatif. Lors de la récolte du maïs, le couvert pourra continuer son développement.
Limiter les pertes de temps
Comme les activités de binage sont en concurrence avec celles du foin, il est important de trouver des solutions de conduite. De plus, la bineuse couvre un secteur important : de la commune de Saint-Brice en Coglès à Saint-Sauveur des Landes, jusqu’à Saint-Germain en Coglès. "Etant donné la complexité de cette bineuse, il faut éviter de multiplier les conducteurs. Pour cela, deux chauffeurs principaux réaliseront la conduite : un chauffeur de la Cuma de Saint-Brice et un second de la Cuma de Saint-Sauveur. Le tracteur utilisé est celui de la Cuma de Saint-Brice, ce qui permet d’éviter la perte de temps lors du décrochage".
La bineuse devrait réaliser 200 hectares, le coût du passage sera au maximum de 35 euros. Pour cette première année, le semoir ne sera pas facturé. La bineuse a bénéficié du soutien financier du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, du Conseil régional de Bretagne et des syndicats mixtes de production d’eau potable du Bassin du Couesnon et du Bassin Rennais.
Photo : La bineuse est également équipée d’un semoir.