Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°9634 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Lait / Valorisation des fourrages - La clé pour un coût alimentaire maîtrisé
 

Un travail important d’optimisation est possible sur le poste d’alimentation ». En présentant le bilan technique Contrôle laitier des trois départements de l’Ouest breton, Jacques Lefranc, responsable de l’équipe technique, met le doigt sur un des principaux facteurs de la performance économique des systèmes laitiers. Car, même si les Bretons se distinguent de leurs collègues européens par un meilleur coût alimentaire, des différences importantes existent entre élevages de la région.


De 50 à 100 €/1 000 litres


« À l’heure où la conjoncture s’annonce plus difficile, les critères économiques s’avèrent importants à suivre et à maîtriser ». Chez les éleveurs qui le souhaitent, des données relatives à l’alimentation ont été collectées par BCLO. Résultat : le coût alimentaire est en moyenne de 79 €/1 000 litres ; cette moyenne cachant de fortes disparités entre élevages puisque le coût alimentaire annuel varie de 58 à 100 €/1 000 litres. Sans oublier que, s’il y a de gros écarts entre élevages, il y en a aussi au fil de l’année sur une même exploitation. Les coûts alimentaires les plus bas étant logiquement observés en période de pâturage  (50 €/1 000 litres au mois de mai). En décembre, sur ration hivernale, le coût alimentaire vache laitière observé est le double : 100 €/1 000 litres.
Ces écarts s’expliquent par les quantités de fourrages stockés utilisés, qui viennent alourdir le coût des fourrages et la politique de complémentation adoptée. À ce titre J. Lefranc rappelle que « la part de fourrages stockés représente 65 % de la ration, soit 3 400 kg de MS par UGB pour 1 900 kg d’herbe pâturée ». Cette tendance à une part importante des stocks dans les rations, observée sur l’ensemble du territoire, peut être renforcée par l’augmentation des effectifs des troupeaux : 50 vaches en moyenne, soit + 9 VL en 5 ans.
« Il reste néanmoins de fortes disparités dans les systèmes avec des parts de pâturage plus importantes (+ 300 kg/UGB) et des niveaux de concentrés inférieurs de 15 à 20 kg sur l’ouest du territoire (Finistère) ».


140 g de concentré par kg de lait


Sur la dernière campagne, les niveaux de concentrés par kg de lait sont au même niveau que l’année précédente : autour de 140 g/kg de lait produit. Du fait du prix plus élevé des matières premières, le coût du concentré aux 1 000 kg de lait a augmenté de plus de 6 €. La part des concentrés représentant en moyenne 60 % du coût de la ration.
Ce niveau de complémentation est à mettre en relation avec la qualité des fourrages. Et comme l’ont montré les analyses, les maïs 2008, caractérisés par des valeurs en matière sèche plus faibles et une moindre digestibilité de la matière organique, étaient moins ingestibles. Sans compter la possibilité de produire des volumes supplémentaires qui a conduit à forcer le trait en concentrés.

D. Le Du


 


Photo : Les coûts alimentaires les plus bas sont logiquement observés en période de pâturage.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 26 Juin au 2 Juillet 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)