Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
Culture / Prairies - Amélioration par la conduite
 

Le mode d’exploitation de la prairie a une importance primordiale pour son amélioration ou pour le maintien de sa qualité. Il est plus facile d’éviter une dégradation grâce à une bonne conduite de la prairie plutôt que de la récupérer par la suite.


4 à 5 jours de pâturage maximum


Lorsque le troupeau pénètre dans la prairie, les animaux consomment d'abord les plantes qu'ils préfèrent, en principe les meilleures. Si la période de pâturage est trop longue, ces plantes sont surconsommées et n'ont pas le temps de reconstituer leurs réserves.
Elles souffrent et souvent meurent, laissant la place à des plantes de moins bonne qualité qui, elles, ont été moins ou pas du tout consommées. Il s'ensuit donc une dégradation de la qualité de la prairie.
 Pour empêcher ce phénomène, il faut éviter de laisser les animaux plus de quatre à cinq jours sur les parcelles.


La coupe des refus


Elle permet de limiter le ressemis des plantes délaissées par le troupeau ; il s'agit souvent de plantes souillées mais aussi de plantes de mauvaise qualité fourragère.


Alterner les différentes exploitations


L'alternance fauche-pâture est toujours bénéfique pour la qualité de la prairie.
 L'intervalle entre les pâtures, réglé en fonction de la pousse de l'herbe et des besoins des animaux a aussi une importance dans le devenir des prairies. Lorsque l'intervalle entre deux exploitations est trop court, les plantes héliophiles sont avantagées (trèfle blanc, agrostis, fétuque rouge, etc.). L'ébousage des prairies peu fertilisées limitera les zones de refus et répartira les bouses.


Respecter un intervalle


D'autre part, en prairies intensifiées surtout, il ne faut pas trop réduire l'intervalle entre les pâtures car la teneur en MS de l'herbe est alors trop basse et l'animal a du mal à se nourrir suffisamment. Enfin, les repousses trop jeunes sont souvent riches en nitrate dans les prairies intensives. Un pâturage au stade 10-15 cm herbomètre à l'entrée des animaux est compatible avec une bonne valorisation de l'herbe et une maîtrise de la hauteur résiduelle à 5-6 cm.
Un intervalle de trois à quatre semaines au printemps paraît être le minimum, cet intervalle pouvant être de six à sept semaines durant l'été.
Un intervalle de quatre à cinq semaines au printemps paraît être le minimum, cet intervalle pouvant être de six à sept semaines durant l'été.


Penser aux exploitations précoces


L'importance d'une coupe précoce, foin ou ensilage, est primordiale. Après une coupe de ce genre, la repousse est rapide et la production d'été favorisée ; par contre, une fauche tardive compromet les pâtures ultérieures.
La bonne conduite de la prairie, c'est aussi trouver l'équilibre entre la production d'herbe et son utilisation par les animaux ; il faut donc adapter notamment la fumure azotée aux dates possibles de mise à l'herbe, mais aussi en fonction de la nature des sols. Par exemple, en sol froid et humide, un épandage d'azote accélère la production. Dans d'autres cas, certaines parcelles non fertilisées au printemps permettent des reports de production au début de l'été.

D. Le Du, d’après Gnis




Photo : L'alternance pâture et fauche est toujours bénéfique pour la qualité de la prairie.


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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Juin 2009
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Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





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