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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°9516 |
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Lait / Face à la crise - Quels leviers techniques ?
 

L'effondrement du prix du lait demande de réagir rapidement à cette conjoncture très défavorable aux producteurs de lait. L’objectif premier est  d’en limiter ses effets dévastateurs.
La première chose à faire aujourd'hui est de réaliser une prévision de production sur la campagne en cours : a-t-on les effectifs suffisants pour réaliser le quota de l'année ? Si oui, on peut influer sur la répartition des livraisons sur l'année de façon à minimiser les quantités de lait livrées ce printemps au prix bas ? « Pour cela voyez avec votre conseiller de contrôleur laitier pour faire le point sur vos livraisons à venir ».
Une fois réalisée cette prévision, souvent on observe que l'effectif vache prévisionnel est souvent trop important pour le quota à réaliser et c'est cette capacité qui va vous donner des solutions pour passer cette crise le moins mal possible.


Réduire les effectifs dès aujourd'hui pour bénéficier des prix les plus intéressants sur l'année.



On sait qu'au printemps, les prix de la vache de réforme et des génisses amouillantes ou vêlées sont les plus élevés. Donc, au lieu de garder des animaux en production au printemps qui produisent à pas cher, vendons les pour bénéficier des meilleurs prix.
N'attendons pas l'automne pour appuyer très fort sur le frein en  réformant un nombre important d'animaux dans la deuxième moitié de la campagne à bas prix, voire à brader ses génisses. Entre les prix de décembre et du printemps, cela fait 0,2 à 0,3 e par kilo de carcasse, soit 50 à 60 e par vache. Et si l'on se base sur  l'écart de prix observé sur 2008, on est à 100 à 120 e par vache. Cette façon de faire, signifie d'accepter de gérer ses livraisons sur l'année avec moins de sécurité car on aura réformé précocement ou vendu des génisses. Mais ce qui est pris n'est plus à prendre.


Limiter la production du troupeau au printemps, c'est possible, tout en gardant la possibilité de rappuyer sur l'accélérateur au moment opportun.



Les laiteries nous disent, depuis longtemps, qu'il y a une mauvaise répartition de la production sur l'année, en particulier qu'il y a trop de lait au printemps. Une façon de réduire la production du troupeau de 25 % est facile : il suffit de passer à la monotraite. Les conseillers de Contrôle Laitier vous distribuent ces jours-ci une plaquette réalisée par le Pôle herbivore des Chambres d'agriculture dans laquelle se trouve une fiche sur la mise en œuvre de la monotraite. C'est la meilleure façon de limiter la production sans hypothéquer les livraisons sur le reste de l'année. Dès que l'on repasse à deux traites, les vaches repartent en lait. Par ailleurs, la composition du lait plus riche en taux permettra de limiter à la fois la perte de trésorerie liée à la quantité livrée et la baisse du prix du lait.


 


Réduire les coûts de production à l'herbe



Depuis de nombreuses années, on diffuse qu'il est possible de produire du lait à l'herbe sans concentré et sans  risque pour le troupeau. La reproduction est sans doute plus difficile pour les vaches qui vêlent à cette période mais elles ne sont pas la majeure partie du troupeau. Sans concentré, c'est possible mais aussi sans maïs qui augmente le TB et qui donne une valorisation de la ration herbe de printemps plus maïs moins efficace que celle à l'herbe seule.
Au regard du maïs consommé, la réduction de l'herbe pâturée est limitée, on observe donc une ingestion supérieure que l'on ne retrouve ni dans le lait, ni dans l'état, on a donc une perte d'efficacité de la ration. C'est ce qui a été démontré à Trévarez dans les essais comparant herbe seule et herbe plus maïs au printemps.
Par ailleurs qui dit maïs, dit aussi très souvent complémentation azotée donc un coût de ration encore plus élevé. C'est ce que l'on a observé dans les résultats de Contrôle Laitier : le coût alimentaire du printemps est supérieur chez les éleveurs qui gardent du maïs, à la fois parce qu'il y a du maïs plus cher que l'herbe pâturée et qu'il y a une dépense en concentré supérieure en quantité et en prix du fait de l'utilisation du correcteur azoté.


Photo : Produire du lait à l'herbe de printemps sans concentré mais aussi sans maïs, c'est possible. « Une valorisation de la ration herbe plus maïs moins efficace que celle à l'herbe seule ».


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Date de l'article : semaine du N° du 22 au 28 Mai 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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