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Grandes cultures / 25% des exportations mondiales de blé - Le bassin de la mer Noire a du potentiel
 

Sous réserve d’une amélioration de ses structures, le bassin de la mer Noire, dont les leaders agricoles sont l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan, pourrait participer à l’assouplissement des tensions entre l’offre et la demande alimentaires mondiales. C’est l’une des idées qui ont été développées lors de la rencontre internationale Black Sea Grain organisée par UkrAgroConsult les 22 et 23 avril à Kiev.
 « Le trio ( Ukraine, Russie et Kazakhstan) a représenté en 2008, 44% des exportations d’orge et 25% de celles de blé au niveau mondial, a rappelé Sergey Feofilov, directeur d’UkrAgroConsult. Et les marges de progression restent importantes ». Les pays de la mer Noire ont déjà prouvé leur capacité d’adaptation: entre 2007/2008 et 2008/2009, leurs exportations en céréales et en oléagineux sont passées de 24,9 à 52,2 Mt. Or l’Ukraine, notamment, dispose encore de nombreuses surfaces agricoles à exploiter. Seul problème : les investisseurs souhaitent plus de transparence et moins de réglementations, tandis que le pays veut conserver le contrôle de l’accès aux terres et tirer parti des profits générés par les capitaux étrangers.


Les pays émergents continueront de soutenir la demande


A moyen terme, le développement des capacités de production de la mer Noire apparaît positif pour le marché mondial. Selon Daniel Basse, président d’AgResource Company, « si la crise économique a freiné les demandes indiennes et chinoises, le retour de la croissance devrait raviver les tensions connues ces dernières années sur les marchés agricoles mondiaux ». Les pays émergents devraient continuer à soutenir la demande mondiale. Rappelons qu’en Inde, par exemple, la consommation de blé est passée de 72,8 MT en 2005 à 77,6 MT en 2008. Pour Daniel Basse, « ceci souligne les changements de comportements alimentaires à travers le monde, où le blé se substitue au maïs ou au riz dans les régimes alimentaires ». Ceux-ci se traduisent également par la hausse des consommations de protéines animales qui stimule la demande en céréales et oléagineux. « Les productions mondiales de poulets et de porcs sont passées respectivement de 50 à 75 MT et de 80 à 100 MT entre 2000 et 2008 », a rappelé Daniel Basse. Une tendance qui devrait se poursuivre.


L’Ukraine, pierre angulaire de la région ?


L’Ukraine et ses ports pourraient devenir le point de sortie d’une majeure partie des productions de la mer Noire, si toutefois la transparence des prix et les capacités portuaires se développaient », a expliqué Sergey Feofilov, directeur d’UkrAgroConsult, le 22 avril. De fait, d’importants investissements de la part du secteur privé devraient permettre d’accroître les capacités portuaires ukrainiennes en fret agricole. Elles passeraient ainsi de 32à 45 MT entre 2009 et 2010. En ce qui concerne la transparence, l’idée d’un marché à terme régional éventuellement basé en Ukraine est toujours dans l’air. Le marché à terme de Chicago a toutefois tenté sa chance en Ukraine, il y a deux ans sans succès. Le dossier avance toujours très lentement en raison, notamment, de la résistance de quelques courtiers locaux, peu désireux de voir un tel outil se mettre en place.



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Mai 2009
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