Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°9491 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Formation continue / Une jungle d'actions et d'opérateurs - Salariés et employeurs profitent peu des dispositifs
 

En 1995, il y avait sept actions de formation prises en charge par le Fafsea. Aujourd'hui, 15 dispositifs sont financés par notre organisme". Dominique Oury, délégué régional du Fafsea, détaille les spécificités et les coûts de chacune des possibilités. Du tutorat au contrat de professionnalisation en passant par le congé individuel de formation ou la validation des acquis, les divers dispositifs ont de quoi donner le tournis aux principaux intéressés: les employeurs et leurs salariés soucieux d'évoluer dans leur parcours professionnel. Une complexité qui explique la méconnaissance des mesures, financées, pourtant, par les employeurs eux-mêmes. "Pour les entreprises de moins de 10 salariés, la cotisation est collectée par la MSA avant d'être transmise à l'organisme financeur de formation. Certains employeurs la considèrent simplement comme une charge sociale parmi d'autres". Dans les prochains mois, deux ou trois nouvelles actions de formation seront ajoutées à la liste. Au risque de noyer, encore un peu plus, les éventuels demandeurs.


Le ménage chez les opérateurs


Le nombre d'opérateurs accentue la difficulté. 85 fonds d'assurance formation (dont le Fafsea) se partagent le marché. Le gouvernement souhaite réduire, dans les deux prochaines années, ce nombre à 15 pour une meilleure efficience et surtout un meilleur contrôle des actions financées. "Les opérateurs proches en terme d'actions devraient être regroupés". Le milieu agricole n'échappera pas à la règle. Les fonds d'assurance formation (Fafsea, Vivea, Opca2…) devront trouver un terrain d'entente. Dans le cas contraire, les pouvoirs publics trancheront.


Les ex-salariés Doux et Dandy peu séduits par l'agriculture


Les formations continues sont essentielles surtout en période de crise. Elles permettent d'orienter des salariés de secteurs en difficulté vers des secteurs plus dynamiques. "C'est pour cette raison qu'il faut être en capacité collective d'offrir une large gamme de formations". Jean Claude Foucraut, président de l'Association Emploi Formation du Morbihan (AEF), fait allusion à la possibilité de reclassement des salariés de l'agroalimentaire récemment licenciés. "Nous avons réalisé des actions de promotion des métiers agricoles auprès des salariés de chez Doux et Dandy, victimes de la conjoncture". Le résultat se fait attendre. Trois salariés seulement sur 70 informés ont choisi une formation dans le secteur agricole. "La réorientation n'est pas évidente. Le traumatisme est récent. Ils souhaitent surtout retourner à l'usine". Peut-être s'engageront-ils lorsque leurs droits au chômage seront épuisés? Daniel Audo, secrétaire général de l'AEF, avance une autre explication: "Nous devons agir rapidement en allant proposer nos formations dans les entreprises dès que les actions de licenciements sont connues. Il faut offrir à ces salariés d'autres possibilités de travail avant qu'ils ne cèdent au découragement". Et sans doute améliorer une image du salarié agricole, qui, même chez les employés de l'agroalimentaire, ne passe pas, victime des clichés du passé. Pas facile, non plus, de demander à des salariés habitués, pendant des années, à des tâches très spécialisées, de devenir polyvalents. "Peut-être faut-il former des trayeurs tout simplement plutôt que de s'évertuer à vouloir former des vachers", suggère un éleveur. L'offre d'emploi agricole existe. Les salariés licenciés également. L'enjeu, capital pour l'activité agricole, est de les rapprocher.

Bernard Laurent


Photo : Salariés et employeurs se sont retrouvés pour le bilan annuel de l'AEF lundi dernier à Kerguehennec.




Une faible mobilité des demandeurs d'emploi

• 35% des employeurs déposent une offre sans exigence sur la formation (19% en 2006).
• 31% des offres sont des créations nettes d'emploi (18% en 2007).
• 32% des demandeurs sont des femmes en 2008, (23% en 2006).
• 75% des demandeurs ne sont pas issus du milieu agricole.
• 61% des demandeurs inscrits à l'AEF recherchent autour de leur canton.
• 81% des offres ont été satisfaites en 2008   



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 8 au 14 Mai 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)