
Les Cuma en rêvent. Les concepteurs de matériel l'ont fait. Un semoir capable de valoriser la puissance déployée par les tracteurs des Cuma. De répondre à la diversité des besoins des adhérents, en matière de préparation du sol ou d'espèces à semer. De gagner en productivité pour diminuer les coûts et profiter des périodes idéales de semis. Six semoirs gros débit, capables de semer du maïs et des céréales à paille, étaient à l'épreuve du terrain mardi dernier, à l'invitation de la fédération des Cuma du Morbihan. "Nous avons défini nos besoins. Nous avons ensuite demandé aux concessionnaires s'ils disposent de matériel répondant à notre cahier des charges", expliquait Michel Le Roch, président de la fédération, avant la présentation du matériel.
Caractéristiques identiques
Capables, selon leurs concepteurs, de semer jusqu'à trois hectares à l'heure, les six semoirs polyvalents (labour, non labour), grande largeur (3 à 6 mètres), présentent les mêmes caractéristiques. La première ligne travaille le sol grâce à un équipement à disques, à bêche roulante ou à dents. La deuxième "rappui" le sol avec un rouleau pneumatique. "L'objectif est de briser les mottes pour avoir un lit de semence régulier et un semis à même profondeur partout", indique Dominique Guého, responsable de la FDCuma du Morbihan. Une rampe de semis à disques suit le train pneumatique. Le contrôle de la profondeur de semis est réalisable de la cabine. Enfin, le recouvrement de la semence se fait grâce à une ligne de herses à dents flexibles.
Le semis de maïs est plus exigeant que le semis de céréales à paille. "Si le matériel permet de semer du maïs, il sera à même de semer des céréales". Denis Le Bossé, agronome de la Chambre d'agriculture, considère également que l'engrais starter est rarement justifié. De plus, l'utilisation des microgranulés est soumise à dérogation. "Le semoir classique perd son intérêt. De nouveaux outils, plus rapides, ont leur place".
Dans les Cuma, la puissance de traction existe. La dilution par hectare de la charge tracteur-chauffeur (grâce au gain de productivité) donne des moyens financiers à mettre sur le semoir, tout en conservant le même coût global par hectare de la prestation de semis. La simulation économique ci-contre, réalisée par la fédération des Cuma du Morbihan, évalue le budget prévisionnel supplémentaire disponible pour l'investissement en matériel de semis, permis par l'amélioration des performances.
Bernard Laurent
Photo : La pluie du début de semaine n'a pas permis la démonstration de semis. Néanmoins, les semoirs Speeliner de Kuhn, Maxidrill de Sulky, Pronto de Horsh, MSC de Kverneland, Ecoseed de Rabe et Rapid'illico Startos d'Amazone ont été présentés aux agriculteurs.