Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lapins | Article n°9456 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Lapins / Un an après la création de Celtalliance - La volonté de sécuriser les débouchés
 

Dans un contexte de crise grave, nos actions ont été concentrées depuis un an, sur l'aide aux adhérents", résume Alain Guillotel, président de Celtalliance. Pour sa première année, le nouveau groupement de producteurs de lapins, issu de la fusion entre le Gaelap et la section cunicole de la Cecab n'a pas bénéficié d'une conjoncture favorable. Il a fallu réguler la production pour essayer de faire remonter les prix à la production.


Réduction de 12 % 


"Nous nous sommes engagés dans l'accord interprofessionnel signé fin 2007, en arrêtant tout développement", explique le président. "Puis, nous avons mis en place un important plan de saut de bande, ce qui a réduit la production de Celtalliance de 12 %, en 2008". La sécurité des débouchés et la mise en paiement ont été les grandes préoccupations de la filière lapins en 2008. Cela reste d'actualité pour 2009. 
"Cette sécurité du débouché passera par la concertation et la solidarité", souligne Alain Guillotel. Celtalliance a pris une participation minoritaire dans le capital de Bretagne Lapins, pour marquer son partenariat avec cet abattoir. "Nous avons besoin de travailler ensemble pour pérenniser la cuniculture bretonne".


Place dans le linéaire


Mettre en avant le produit, peut aussi se faire par les animations en magasins, comme l'ont témoigné Claudia et Anne-Marie, deux productrices de lapins qui ont participé aux animations dans une grande surface de Brest. Elles ont vite compris que la vente était liée à la place du lapin dans les linéaires et à la confiance issue des échanges avec le public.  
"Les barquettes de lapins étaient situées tout en bas des rayons, hors de portée de vue des consommateurs", soulignent les éleveuses. "Pourtant les gens aiment le lapin. Nous les avons interpellés devant le rayon. Ils nous ont fait confiance, quand ils ont su que nous étions éleveurs, ils ont acheté. Le magasin a été rapidement en rupture de stock".  
Malgré le contexte difficile pour la filière lapins, les démarches de qualité restent un atout car elles apportent des plus-values non négligeables aux adhérents. Elles aident aussi à sécuriser les consommateurs par la traçabilité.


Une ligne directrice


L'amélioration des résultats techniques et de la maîtrise sanitaire des élevages seront les deux axes de travail importants de l'année 2009. "Un cheptel sain, la maîtrise de l'ambiance, l'apport d'aliment adapté, une bonne qualité d'eau, sont les clés importantes de réussite d'un élevage", souligne Sébastien Lopez, vétérinaire.  
Les techniciens du groupement apporteront un conseil personnalisé à chaque élevage. "Il faut se donner des objectifs et garder une ligne directrice", résume le vétérinaire. Par exemple, par la maîtrise du coût alimentaire : 0,2 pt d'indice, c'est une économie de 4 000 euros pour 500 cages-mères. Et une baisse de la dépense de santé de 8 ct par kg, c'est encore 6 000 euros d'économie pour 500 cages-mères.  

Patrick Bégos


Photo : Alain Guillotel (à droite) président de Celtalliance et Eric Guillermic, animateur.  



La nouvelle donne alimentaire


Sain à manger, un prix raisonnable, un produit pratique, bon pour la santé, bon à manger et bon à penser". En quelques mots, Christophe Chrétien, directeur de Sanders Bretagne, a détaillé ce qu'il appelle la nouvelle donne alimentaire du 21ème siècle. La crise est-elle une menace ou une opportunité ? "Le monde a besoin de l'Europe pour nourrir la planète", souligne C. Chrétien. Plusieurs modèles de production coexisteront dont "l'écologiquement intensif". "Nous entrons dans l'ère des biotechnologies, avec une volatilité des cours. Nous devrons être flexibles, bien organisés, attentif à toutes les évolutions et réactifs". Pour Michel Guernevé, président de la Cecab, le défi des agriculteurs de demain, est d'organiser la production pour arriver à un rapport de force plus favorable, face à la grande distribution. "La capacité à bien vendre sera un levier essentiel pour les producteurs de demain".   



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Mai 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)