
La Bretagne a vacciné et bien vacciné contre la FCO. Selon la DSV et l‘UBGDS, en croisant les informations sur les commandes de vaccins du BTV1 et celles d’un sondage réalisé par les vétérinaires auprès de 13 cabinets, le taux de vaccination avoisinait les 70 % des bovins au 20 avril. Pour les ovins, le taux est nettement moins élevé. Ce qui s’explique par la décision des éleveurs spécialisés de ne pas vacciner pendant la période d’agnelage de janvier à avril. Le taux de commande des vaccins pour les ovins se situait à la même date aux environs de 25 %.
Compte tenu de ces éléments, le Comité régional FCO de Bretagne vient de décider de reporter la fin de campagne initialement prévue le 30 avril au 30 juin (seconde injection) ce qui veut dire que la 1ère doit être réalisée avant le 10 juin. Une prolongation qui avait été envisagée dès la mise en place du plan de vaccination et qui permet de continuer de bénéficier des aides.
Elevages ovins à petits effectifs
Un délai supplémentaire pour donner un nouveau coup de collier et ainsi assurer au plus vite une couverture vaccinale maximale. Philippe Hercouët, coordinateur régional des DSV insiste sur l’obligation de vaccination, « dans l’intérêt individuel des éleveurs et pour l’intérêt collectif de la Région ». Il rappelle que les demandes de dérogations ont été rejetées.
La mobilisation va donc se poursuivre sur la vaccination de tous les bovins et ovins avec une cible sensible : les éleveurs ovins à petits effectifs. Jusqu’à présent, ils se sont nettement moins sentis concernés. Il va donc y avoir un nouveau travail de sensibilisation auprès de ces éleveurs, d’abord ceux qui sont connus et présents sur les fichiers, entre 8000 et 9000 sur la Bretagne.
Les responsables du sanitaire estiment qu’il faut s’en tenir aux fondamentaux de la conduite collective. Elle a permis à la Bretagne d’être relativement épargnée des conséquences de la FCO, « parce qu’elle a vacciné massivement ». Ce qui ne doit pas démobiliser les éleveurs car l’impact de la maladie peut être important. « Les éleveurs des autres régions touchées en 2007 ont témoigné lors des assemblées d’éleveurs ». En sachant que c’est la 2e année que le risque est le plus important. Ils concluent sur l’urgence de vacciner, car l’activité vectorielle a repris. Mais rassurent en soulignant que pour le moment aucun foyer nouveau dû à la circulation virale de 2009 n’a été déclaré en France.
Pierre Dénès
Photo : Cible sensible visée, les éleveurs ovins avec des petits effectifs.
Les raisons pour vacciner
• L’impact clinique de la maladie peut être important
• La Bretagne a été peu touchée en 2008, mais la seconde année, le risque sans protection est plus élevé
• Les vaccins utilisés sont efficaces et sûrs
• La protection n’est efficace que dans le cadre d’une démarche collective