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PROTÉAGINEUX / Maladies sur cultures d'hiver et de printemps - La période pluvieuse a augmenté les risques
 

Les risques de maladies dépendent à la fois de conditions agronomiques (nature de l’espèce, date de semis, précédents culturaux) et surtout des conditions climatiques, passées et à venir. D'où la nécessité de prendre en compte à la fois un état du risque lié à ce qui s’est passé jusqu’à maintenant et un niveau de risque à venir, en fonction des conditions climatiques ultérieures.


Le risque, au vu de la végétation actuelle


• Pois d’hiver
Les stades des pois d’hiver sont très différents selon qu’ils ont été semés début novembre ou 2ème quinzaine de décembre. Entre ces deux extrêmes, les jours disponibles pour les semis n’ont pratiquement pas existé. Sur les premiers semis ainsi que sur des pois fourragers type ASSAS semés en octobre on peut observer des bas de tiges principales noircies par l’anthracnose (ou des plantes « grillées » par la bactériose). Ces contaminations sont toutefois moins prononcées et moins fréquentes qu’en année « normale » : cette situation est à mettre en lien avec un hiver relativement froid et peu de pluies depuis deux mois.
• Féverole d’hiver
Les séquences de semis ont été les mêmes que pour le pois et la situation sanitaire est très bonne, y compris sur des féveroles semées courant octobre.
• Lupin d’hiver
Pas d’anthracnose signalée jusqu’à maintenant, compte tenu du temps froid. Cette maladie est toutefois à surveiller : sa présence se manifeste par une courbure des tiges et une nécrose allongée le long de la tige (cf. photo).
•Protéagineux de printemps
Compte tenu du stade de
3-4 feuilles à 6-8 feuilles au 10 avril suivant les dates de semis, il n’y a pas encore de symptômes de maladies.


Surveiller les conditions climatiques


Les risques de développement des maladies, faibles jusqu’au 10 avril, augmentent avec la période pluvieuse survenue après cette date. Les cultures les plus exposées sont les pois et les féveroles d’hiver semés tôt (fin octobre–début novembre). Pour le pois d’hiver en particulier, un traitement fongicide avant la fermeture du couvert c’est-à-dire avant début floraison est souvent rentabilisé.
Pour les cultures de printemps, les risques sont moins élevés qu’en culture d’hiver ; l’état sanitaire dépendra beaucoup des conditions climatiques (pluies pendant la floraison, température,…) et de l’historique de la parcelle (fréquence de protéagineux dans la rotation, traitements de semences…).

Bernard Gaillard
Arvalis-Unip


Photo : Les cultures les plus exposées sont les pois et les féveroles d'hiver semées tôt. Ici, du botrytis sur pois (à droite) et sur féverole (ci-dessus).


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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Avril 2009
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